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Des bases de données trop alarmistes
Les interactions médicamenteuses ne sont pas toutes significatives, comme l’a démontré le Pr Dominique Breilh, du CHU de Bordeaux, lors d’une journée organisée par Le Moniteur hospitalier le 9 février dernier à Paris. Selon elle, il faut cibler celles potentiellement graves qui se traduisent par une majoration des effets indésirables ou un échappement thérapeutique, puis évaluer les risques pour le patient, ce qui nécessite de connaître ses caractéristiques physiopathologiques et les modifications pharmacocinétiques attendues. Le niveau de contrainte (contre-indications, associations déconseillées, précautions d’emploi, à prendre en compte) est ensuite discuté avec le médecin (en équipe pluridisciplinaire à l’hôpital). Au besoin, le pharmacien propose une alternative et suit les effets de l’interaction au travers des résultats cliniques et biologiques ou du dosage des médicaments. Quant aux bases de données sur les interactions, elles sont trop souvent alarmistes et référencent trop d’interactions. Les validations sont insuffisantes et les extrapolations parfois abusives au sein d’une classe pharmacothérapeutique. Les conduites à tenir précises sont souvent absentes et les mises à jour insuffisantes. Les pharmaciens hospitaliers s’accordent sur la nécessité d’un référentiel validé et actualisé.
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