Plus de risque avec l’halopéridol qu’avec la quétiapine

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Publié le 7 avril 2012
Par Véronique Pungier
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Il vaut mieux éviter de prescrire de l’halopéridol chez une personne âgée démente car le risque de décès est alors multiplié par 2,3 au cours des 40 premiers jours de traitement par rapport à l’utilisation de rispéridone. Cette dernière a servi de référence – car la plus fréquemment prescrite – dans une étude américaine conduite auprès de plus de 74 400 patients de plus de 65 ans vivant en institution entre 2001 et 2005, débutant un traitement antipsychotique. A contrario, l’étude montre qu’avec la quétiapine la mortalité est réduite de 20 %. La différence avec la rispéridone n’est pas significative avec l’aripiprazole ni l’olanzapine. Jusqu’ici, seul le risque accru de décès sous antipsychotiques chez les personnes âgées démentes était globalement connu. Et toujours dans cette population, une autre étude récente montre qu’à l’instauration d’un traitement antipsychotique, le risque d’infarctus est plus que doublé le premier mois.

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