Adieu pharmacie de la place Wil$on

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Publié le 22 septembre 2012
Par Myriem Lahidely
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André Rouayroux, titulaire de la Pharmacie Wilson, située sur la place éponyme, a dû se résoudre à baisser le rideau le 18 août. La cause ? Les loyers exorbitants dans cette zone de chalandise très convoitée de la ville rose. Pour cet espace de vente de 350 mètres carrés sur deux étages, le titulaire déboursait 50 000 euros par an. Un loyer qui représentait 5 % du chiffre d’affaires. Mais quand le contrat de bail est arrivé à échéance, en 2007, le propriétaire des locaux a préféré louer au plus offrant. Après cinq ans de négociations avec lui, André Rouayroux a dû abandonner. « L’hypercentre est très convoité par les grandes enseignes nationales, qui n’hésitent pas à proposer des sommes phénoménales aux propriétaires de locaux commerciaux, regrette-t-il. Avec un repreneur qui proposait un loyer de 200 000 € par an, je n’ai pas fait le poids. » Des montants exagérés ? « Ce sont des prix cohérents dans ce secteur très exclusif », assure-t-on chez Arthur Loyd, un réseau d’agences immobilières d’entreprise.

Trois autres officines du quartier ont dû elles aussi fermer

Officiellement, la Pharmacie Wilson est fermée pour travaux. Une parfumerie Sephora doit prendre sa place dans les prochaines semaines. Pour le moment, six personnes sont au chômage technique. « J’ai promis de réembaucher tout mon personnel », précise André Rouayroux. La pharmacie, qui a liquidé pendant deux mois tous ses produits cosmétiques, a perdu 5 ? 000 € de stock et a dû trouver un local pour entreposer tout son matériel. Fin août, le titulaire a déposé une demande auprès de l’ARS pour un transfert, toujours à Toulouse. Il espère ouvrir d’ici fin décembre. « L’hypercentre va être difficile à obtenir mais je ne veux pas abandonner ma clientèle. »

En cinq ans, trois autres officines du quartier avaient fermé pour les mêmes raisons. Sur la place Wilson, seule la pharmacie du Métro tient toujours bon.

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