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Risque de pneumonie sous IPP
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ne sont pas des traitements anodins et pourraient avoir un effet au-delà de la simple diminution de l’acidité gastrique. C’est ce que suggèrent de nombreuses études publiées depuis quelques années. Une méta-analyse de 2011 a ainsi mis en évidence une augmentation significative de pneumonies chez les patients traités par IPP, avec un risque relatif de 1,27. Trois mécanismes d’action ont été évoqués pour expliquer ce lien. La diminution de l’acidité gastrique favorise la multiplication de bactéries qui pourraient coloniser le tractus digestif supérieur puis passer dans les poumons. Cette prolifération pourrait également résulter de la modification du pH des sécrétions des voies respiratoires du fait de la présence de pompes à protons à ce niveau également. Enfin, une modification de la réponse immunitaire a été évoquée pour expliquer ces troubles.
Dans une étude plus récente de novembre 2012, le risque était approximativement doublé et les bactéries de la flore oropharyngée (principalement Streptococcus pneumoniæ) ont été plus fréquemment retrouvées chez les patients sous IPP que dans la population générale. La première semaine de traitement semble la plus à risque. Ce phénomène ayant également été observé avec les anti-H2, il n’existe malheureusement pas de traitement alternatif.
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