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Le Nord-Pas-de-Calais ne s’en sort pas si mal
Les pharmaciens du Nord-Pas-de-Calais ont vu la croissance de leur chiffre d’affaires en 2012 s’éroder lentement pour terminer l’année à + 0,62 % (à 1 663 500 € en moyenne). Comme en 2011, cinq mois sur douze ont été négatifs, avec un deuxième semestre plus difficile que le premier.
Sur l’échantillon étudié par le cabinet Flandre Comptabilité Conseil, moins d’une pharmacie sur deux (49,66 %) a connu une évolution positive, et seules 30,26 % ont une croissance supérieure à 3 %. De même, 50,70 % des pharmacies de plus de 1,5 M€ enregistrent une augmentation de leur chiffre d’affaires alors qu’elles étaient 68,28 % en 2011.
Les proportions s’inversent avec les officines de moins de 1 M €. Près des deux tiers ont connu une baisse de chiffre d’affaires et pour 46,87 % d’entre elles, la baisse dépasse 5 %.
Le taux de marge se maintient
La surprise provient des pharmacies de la tranche comprise entre 1 M € et 1,5 M € car 55,45 % d’entre elles progressent. « Cette hausse est due à une dynamique de reprise et à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale de la part de titulaires soucieux d’atteindre une taille critique leur permettant d’absorber leurs frais fixes et d’aborder les nouvelles missions dans les meilleures conditions », explique Olivier Desplats, expert-comptable du cabinet Flandre Comptabilité Conseil. Les officines de centre commercial tirent également leur épingle du jeu. Elles affichent les croissances les plus fortes et sont, en proportion, les plus nombreuses à avoir un CA en hausse (71,42 %).
À regarder les indicateurs économiques, l’étude constate que le taux de marge moyen se maintient grâce aux conditions d’achat et au développement des contrats de coopération commerciale, qui contribuent à une stabilisation, voire une légère amélioration, de la rentabilité des officines. Les charges d’exploitation continuent à progresser lentement, mais du fait de la très faible progression du chiffre d’affaires, elles apparaissent proportionnellement plus élevées. La bonne performance de l’EBE ne doit, cependant, pas occulter la part significative des « prestations de services » qui, si elles ne représentent que 1,68 % du chiffre d’affaires, contribuent à hauteur de 15 % à 20 % de l’EBE.
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