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Herpès : les traitements locaux inefficaces ?
En quelques années, l’herpès génital a progressé de 40 %, surtout chez la femme. Or il est mal diagnostiqué et souvent mal traité. D’où la tenue d’une conférence de consensus le 7 novembre dont les recommandations viennent d’être publiées.
Les médecins prescrivent largement le diagnostic sérologique… qui est sans utilité hors des études épidémiologiques. Il permet juste de savoir s’il y a déjà eu contact avec le virus herpétique (c’est le cas de 60 à 80 % des gens pour le HSV1, de 15 à 20 % pour le HSV2), mais pas de vérifier la nature herpétique de la lésion. Le diagnostic doit donc reposer sur une méthode directe : culture virale, recherche d’antigènes, voire cytodiagnostic, moins précis mais qui peut être fait au cabinet médical.
Un traitement préventif antiviral per os intervient lors de récidives fréquentes (plus de six par an) dans l’herpès orofacial (aciclovir) comme dans l’herpès génital (aciclovir ou valaciclovir). Seul l’herpès génital fait l’objet d’un consensus sur le traitement curatif des récidives. Les traitements locaux (antiviral, antiseptique, chaleur) n’ont fait la preuve de leur efficacité clinique ni dans l’herpès labial, ni dans le génital.
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