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Les maux de la bouche et des muqueuses
Les affections dentaires semblent en régression. Il n’en est pas de même pour les problèmes de gencives et de parodonte. A ne surtout pas négliger.
Les caries
La plaque dentaire se forme à partir des débris alimentaires, des cellules de la bouche et des constituants de la salive sur lesquels agissent les bactéries. Si la plaque n’est pas éliminée par le brossage, le tartre s’installe, la carie se développe peu à peu. Elle est d’autant plus douloureuse qu’elle atteint les couches profondes de la dent et la pulpe.
– Les responsables
-> L’alimentation sucrée, acide et le grignotage.
-> Les fringales, la boulimie.
-> Le reflux gastro-oesophagien : les remontées acides attaquent l’émail.
-> L’hyposialie.
-> Le sirop, les médicaments donnés le soir au coucher peuvent provoquer la « carie médicament ».
-> Sucer une tétine trempée dans du miel.
– Vos conseils
-> Une fois la lésion installée, il faut impérativement consulter. Un antalgique peut seulement être proposé en attendant.
-> Le scellement des sillons est désormais pris en charge par la Sécurité sociale. Ce soin préventif et indolore est remboursé à 70% sur les dents de 6 ans (1re et 2e molaires) et jusqu’à 14 ans.
Les colorations anormales
Grises, jaunes, brunes ou plus ou moins blanches de façon naturelle, les dents peuvent aussi avoir des colorations anormales à la suite d’un traumatisme ou de troubles métaboliques.
– Les responsables
-> Les médicaments qui tachent ou s’incrustent.
– L’intoxication chronique par le fluor peut être responsable de lésions irréversibles de l’émail. Des lignes blanchâtres horizontales et parallèles se forment au départ et s’étendent progressivement. Ce risque apparaît pour des doses de 2 mg de fluor par jour.
– Les cyclines sont contre-indiquées chez la femme enceinte et chez l’enfant avant 8 ans (coloration jaune définitive des bourgeons dentaires et de l’émail).
– La chlorhexidine peut colorer en brun les dents, les prothèses dentaires et la langue. La coloration cède à l’arrêt du traitement et au brossage des dents.
– Le fer peut entraîner une coloration noirâtre des dents.
-> Le café, le thé, le tabac, les sodas au cola, la réglisse, les fruits rouges et les betteraves peuvent aussi tacher les dents.
– Vos conseils
-> Des techniques de polissage réalisées par le chirurgien-dentiste ou avec des kits de blanchiment à la maison (Rapid White). Les taches disparaissent sous l’effet oxygénateur d’un gel de blanchiment placé dans une gouttière portée la nuit. Le traitement dure deux semaines. Il peut entraîner une hypersensibilité des dents, une irritation des gencives et de la gorge. Le résultat dépend de la couleur de l’émail de chacun et perdure deux à trois ans. Les femmes enceintes, dont les gencives sont fragilisés, doivent s’abstenir.
-> Des dentifrices blanchissants ou antitaches à base de bicarbonate de sodium micronisé, phosphates bicalciques, silicone, citroxaïne, poudre de coralline (Elgydium Bicarbonate, Blanx, Rembrandt Fumeur, Dentazium, Clinomint, Email Diamant, Fluocaril Blancheur durable, SuperWhite…) ou une poudre dentifrice antitaches (Kontrol) à appliquer sur une brosse à dents humide. Ils ne modifient jamais la couleur de l’émail.
-> Du bicarbonate de sodium additionné ou non de bromélaïne saupoudré sur le dentifrice habituel pour attaquer la plaque dentaire (Bicare Gifrer, Super White). Attention à l’abrasivité !
-> Les gommes dentaires (Clinident) peuvent aider à faire disparaître certaines taches et à réduire l’excédent de plaque.
L’hypersensibilité dentinaire
La douleur est déclenchée par le froid, par le chaud plus rarement, par le vinaigre, par simple contact avec un objet métallique, par le sucre, voire par les poils de brosse à dents. L’hypersensibilité dentinaire favorise la carie, car les habitudes de brossage sont modifiées et le mauvais brossage conduit à une accumulation de plaque dentaire.
– Les responsables
-> L’alimentation acide (citron, pamplemousse…).
-> Une hyperacidité pathologique : régurgitations, sténoses du pylore, vomissements de la grossesse…
-> Des brossages trop fréquents avec des dentifrices trop abrasifs, des brosses trop dures et une mauvaise technique exposant les collets aux agressions du milieu extérieur.
-> Certains comportements (couper des fils avec les dents, s’en servir pour décapsuler…).
-> Des craquelures à l’intérieur des dents dues aux grincements.
– Vos conseils
-> Un dentifrice à base de chlorure de strontium, fluorures d’amines, nitrate de potassium (Elmex Sensitive, Fluocaril Dents sensibles, Sensodyne, Elgyfluor gel, Butler Gum Sensitive…).
-> Une brosse à dents chirurgicale 12/100.
-> Un bain de bouche après brossage sans alcool à base de fluorure de potassium (Elmex Sensitive) ou une noisette d’Elgyfluor gel déposée au fond d’un verre et utilisée en rinçage de bouche (présence de fluorhydrate de nicométhanol).
-> Penser au Sensigel à utiliser en application locale avec une brosse souple ou avec le doigt. Le potassium de la formule se fixe au niveau des terminaisons nerveuses et s’oppose à la transmission des douleurs dues aux irritations extérieures.
Les traumatismes dentaires
Tout traumatisme doit être suivi d’une radio, y compris pour les dents de lait. Les racines de la dent temporaire, proches du bourgeon de la future dent permanente, peuvent conduire à des séquelles définitives. Une prothèse adaptée est généralement posée.
– Les responsables
-> L’apprentissage de la marche.
-> Le rugby, le roller, les sports de combat.
– Vos conseils
Le choc peut entraîner un déplacement de la dent de son alvéole osseuse, une fracture radiculaire ou de la couronne dentaire. Douleur, sensibilité, nécrose peuvent s’ensuivre. Il faut protéger rapidement la dent, récupérer les morceaux aussi vite que possible pour pouvoir les recoller. Une dent réimplantée quelques heures après l’accident a des chances de survivre. Ne pas la gratter, ne pas la nettoyer, ne pas la mettre dans l’alcool. La rincer pour éliminer les souillures ou, faute de mieux, la sucer puis la remettre en place. Si la personne en est incapable, transporter la dent dans du lait ou la placer dans la bouche sans la nettoyer. Pour les enfants, la mettre dans le pli d’un mouchoir pour éviter qu’ils ne l’avalent.
Les aphtes
Le mot aphte vient du grec aptein qui signifie brûler. Les femmes sont plus souvent atteintes que les hommes, surtout entre 20 et 30 ans. Les aphtes ne sont pas contagieux et ne s’accompagnent ni de fièvre ni d’adénopathies.
L’aphte est une érosion superficielle dont la bordure, jaunâtre, légèrement surélevée, est entourée d’un filament rouge qui en souligne parfaitement le contour. Au centre, un enduit lui aussi jaunâtre s’accumule. Douloureuse au départ, la lésion évolue vers la guérison sans laisser de cicatrice en dix jours environ. Seuls les aphtes d’apparition récente, chez des sujets en bonne santé, peuvent être pris en charge à l’officine.
– Les responsables
-> Le terrain héréditaire : un traumatisme mineur pourrait déclencher une prolifération de lymphocytes sensibilisés. Ces derniers provoqueraient une ulcération.
-> Les aliments riches en histamine : gruyère, bleu, noix, noisettes, chocolat, abricots, ananas, fraises, framboises, pêches, citrons…
-> La période menstruelle.
-> La carence en vitamines B1, en fer, en folates.
-> Les morsures à l’intérieur des joues, un brossage trop énergique des dents, un appareil dentaire mal adapté.
-> Le stress, un terrain dépressif.
-> Certains médicaments : Adancor et Ikorel, Hydréa, les substituts nicotiniques, Paludrine, Savarine, l’injection d’anesthésiques (au niveau de l’impact de l’aiguille), les antiagrégants plaquettaires, les AINS, les antibiotiques, les barbituriques, le méprobamate, les formes lyocs…
-> L’acide benzoïque ou son sel de sodium, contenus dans certains sirops utilisés en automédication : Pulmofluide, Broncalène…
-> La présence de laurylsulfate dans les dentifrices. Il supprime la couche de mucine qui tapisse la muqueuse buccale et la rend plus vulnérable.
-> La mononucléose infectieuse, la tuberculose, l’érythème polymorphe, une leucémie, le VIH…
– Quand consulter ?
-> Devant plus de trois lésions, la confusion est possible avec l’herpès, la varicelle, le zona…
-> L’aphtose miliaire se caractérise par des lésions de petite taille (1 à 2 mm de diamètre). Leur grand nombre favorise leur confluence. Elles guérissent sans séquelles.
-> Devant des aphtes de grande taille (diamètre supérieur à 10 mm pouvant atteindre 50 mm), très douloureux. L’évolution est très lente. Au bout de plusieurs mois, ils laissent une cicatrice, fibreuse, atrophique et invalidante avec récidives possibles.
-> Des lésions buccales associées à des lésions génitales et oculaires. Caractéristiques de la maladie de Behçet, ces lésions sont associées à un risque de cécité et de complications digestives, vasculaires et nerveuses.
-> En cas de fièvre.
– Vos conseils
-> Des pastilles contenant :
– des antiseptiques : tyrothricine (Codétricine) ; chlorhexidine (Drill, Cantalène) ; hexamidine (Oromédine) ; cétrimide (Broncorinol) ; lactoferrine (Candidex) ;
– des anesthésiques : Tyrcine, Tyrotricyl…
– du lysozyme (Lyso-6, Lysocalm, Oroseptol).
Toutes sont contre-indiquées avant six ans.
Certaines contiennent des excipients terpéniques (Lysocalm) pouvant entraîner des convulsions chez l’enfant et le sujet âgé.
Lyso-6 (lysozyme, vitamine B6) peut être conseillé à la femme enceinte.
Ne pas utiliser plus de cinq jours au risque de provoquer un déséquilibre de la flore buccale.
-> Des gels et solutions à usage local exercent un effet antalgique local : salicylate de choline (Pansoral), contre-indiqué chez l’enfant de moins de six ans et en cas d’allergie aux salicylés ; lidocaïne (Aftagel) ; tétracaïne (Aphtoral) ; bêtaescine (Flogencyl) ; acide salicylique (Pyralvex) ; lévomenthol (Borostyrol). A utiliser en massage sur la région douloureuse. Bien se laver les mains après. Eviter tout contact avec les yeux.
-> Les traitements à base de sucralfate ont été proposés pour traiter les aphtes localement. Cette utilisation empirique n’a jamais été validée par des études cliniques.
-> L’utilisation du crayon au nitrate d’argent est contre-indiquée.
-> Faire des bains de bouche analgésiques et anti-inflammatoires : 1 g d’aspirine dans un demi-verre d’eau (à ne pas avaler) ou 1 cuillère à café d’acide borique dans un verre d’eau.
-> Utiliser un dentifrice adapté : Rembrandt Lésions buccales, Dentargile…
Les gingivites
Huit Français de plus de 35 ans sur dix se plaignent de gingivites. Le saignement des gencives est initialement déclenché par le brossage et peut devenir spontané. Rougeur et oedème signent l’inflammation. Des ulcérations apparaissent dans les cas sévères.
– Les responsables
-> La plaque dentaire, enduit mou et visqueux.
-> Le diabète (mécanisme incertain).
-> La puberté : l’augmentation des taux de progestérone et d’oestrogène peut être à l’origine d’un afflux sanguin sensibilisant les tissus parodontaux.
-> Les règles : la gingivite apparaît souvent quelques jours avant, puis disparaît dès qu’elles commencent. La progestérone en serait responsable car elle augmente la perméabilité des vaisseaux.
-> La grossesse : du fait des modifications hormonales et de la formation de la plaque dentaire, une gingivite gravidique peut se révéler. Le plus souvent au cours des 3 premiers mois, une petite excroissance peut apparaître : un épulis gravidique. Ne permettant plus un brossage correct, il doit être enlevé.
-> Ménopause et postménopause : la gingivite peut être accompagnée de sécheresse buccale, de sensation de brûlure, d’une modification du goût.
-> Certaines maladies hématologiques (purpura thrombopénique, leucopénie…).
-> Le tabac (les radicaux libres de la fumée sont responsables de la dégradation du tissu gingival), l’alcool.
-> De nombreux médicaments : Adalate, Néoral, Di-Hydan, Soriatane, Tenordate.
– L’évolution
-> La carie dentaire.
-> Le déchaussement des dents et la chute.
-> Les maladies parodontales peuvent entraîner des maladies systémiques graves.
-> Les foyers infectieux buccodentaires ont une importance dans les problèmes d’endocardites infectieuses ou au cours du diabète.
– Vos conseils
-> Dentifrices contenant des anti-inflammatoires et anti-infectieux (acide glycyrrhétinique, extraits végétaux, acétarsol sodique), des antiseptiques, des antibactériens, des antiplaques (chlorhexidine, formaldéhyde, hexétidine, extrait de sanguinarine, triclosan : Paroex, Corsodyl, Parogencyl Sensibilité gencives, Elgyfluor, Periogard Veadent…), des veinotoniques cicatrisants (extrait de Ginkgo biloba, perméthol, provitamines B5… : Alcyak, Parogencyl anti-âge, Weleda gel dentifrice végétal…).
-> Brosse à dents adaptée aux gingivites chroniques (12/100) ou aux gencives sensibles (15/100).
-> Des gels à base de chlorhexidine, en cas de gingivites (Hextril, Parodium). Ne pas les rincer après l’application.
-> Un spray à base d’acide hyaluronique : anti-inflammatoire, cicatrisant, Hyalugel est indiqué en cas de gingivites, récessions gingivales, poches gingivales et après une extraction ou un détartrage. Une ou deux pulvérisations 3 à 5 fois par jour sont nécessaires. Hyalugel peut être conseillé à partir de cinq ans.
-> Bains de bouche à visée antiseptique (hexétidine, chlorhexidine, cétylpyridinium..) et/ou anesthésique locale.
– La chlorhexidine (Prexidine, Paroex, Eludril…) peut entraîner une coloration noire de la langue et des dents, réversible à l’arrêt du traitement.
– Une dysgueusie peut survenir au début.
– Un gonflement des parotides nécessite l’arrêt du traitement.
– Pas d’utilisation excessive : risque de déséquilibre de la flore buccale.
– A déconseiller chez les moins de six ans qui peuvent l’avaler.
La parodontite
Elle apparaît chez les adultes entre 35 et 40 ans. Précédée de gingivites, elle dépend du tartre et de la plaque dentaire. Des poches parodontales correspondant à l’approfondissement du sulcus en direction apicale se forment. Les saignements s’accompagnent d’abcès gingivaux et de mobilité dentaire. Un seul conseil : la consultation.
L’hyposialie
La salive permet la première étape de la digestion, facilite la mastication et la déglutition des aliments. Elle participe au goût, aide à l’élocution, protège des infections.
L’hyposialie se caractérise par une sensation de bouche sèche, un besoin fréquent de boire, des difficultés de déglutition et des troubles de l’élocution. Les lèvres sont sèches et fissurées, la langue est rouge et parfois fissurée. Il en résulte une diminution de l’activité antibactérienne de la salive, une diminution des capacités de régulation du pH et une diminution des capacités de reminéralisation de l’émail. Autres conséquences, une augmentation de la plaque dentaire à l’origine de problèmes de gingivites, de parodontites et de caries, une mauvaise digestion, une perte de goût, des troubles de l’alimentation, une intolérance aux prothèses dentaires.
– Les responsables
-> Des causes systémiques : toxicomanie, syndrome de Gougerot Sjögren, hypertension, diabète, grossesse, ménopause, pathologie hépatique, pancréatique, lupus érythémateux, sénescence, maladie de Parkinson.
-> Des causes thérapeutiques : radiothérapie, antidépresseurs, antipsychotiques, hypnotiques, antihistaminiques, antihypertenseurs, diurétiques, antiparkinsoniens, tramadol, antiulcéreux, certains antirétroviraux, métronidazole, calcium, antidiarrhéiques opiacés, isotrétinoïne, toltérodine, alphabloquants, certains antinauséeux, certains triptans.
– Vos conseils
-> Eviter les aliments susceptibles d’irriter la muqueuse buccale : aliments secs, fromages forts, noix, tabac, alcool…
-> Consommer des aliments humides ou mixés.
-> Boire beaucoup pendant les repas.
-> Mâcher un chewing-gum sans sucre pour favoriser le flux salivaire.
-> Sucer des pastilles à base de sorbitol, d’acides de fruits (comprimés SST) sans dépasser 16 par jour.
-> Appliquer sur les gencives, le palais et la langue un gel humectant, un aérosol dentaire à base d’eau thermale (Buccotherm), une salive artificielle : Oralbalance, Artisial…
L’halitose
L’halitose a dans 75 à 85 % des cas une origine buccale. Les bactéries présentes sur la langue et les poches parodontales produisent des composés sulfurés volatils à l’origine de la mauvaise haleine. Certaines halitoses sont dites illusoires. L’hygiène buccale est parfaite. L’évolution se fait dans un contexte anxiophobique avec de véritables hallucinations olfactives.
– Les responsables
-> L’hyposialie.
-> Une mauvaise hygiène buccodentaire.
-> Les gingivites.
-> Une sinusite, une amygdalite, un corps étranger dans les fosses nasales, une ulcération néoplasique, une bronchectasie, un abcès pulmonaire, un RGO.
-> Des éructations.
-> Un diabète, un jeûne, des hépatopathies sévères, des insuffisances rénales importantes.
-> L’ingestion d’ail, d’oignons, d’alcool.
-> La prise de disulfirame.
– Vos conseils
-> Se brosser la langue avec un gratte-langue (Halita) ou la brosse à dents.
-> Utiliser un bain de bouche après brossage, à base de lactate de zinc, chlorhexidine, cétylpyridinium, pour contrôler la prolifération des bactéries responsables de la mauvaise haleine (Halita, Fluocaril).
-> Penser aux capsules à base d’huile essentielle de persil et d’huile de tournesol qui absorbent les odeurs (Oropur, Fresh Haleine…). A ne pas conseiller à la femme enceinte, le persil étant potentiellement abortif.
-> Rafraîchir l’haleine avec un spray mentholé (Fluocaril, Ricqlès…) ou des pastilles (Déominth, Ricqlès).
-> Des gélules de charbon végétal en cures de 15 jours renouvelables, à partir de 12 ans.
Les dents définitives
La première dent définitive est une molaire. Elle marque le début d’une période intermédiaire où les dents de lait laissent peu à peu la place aux dents définitives. Le risque de caries est important. C’est le moment de prévoir une visite chez le dentiste, le scellement des sillons, de faire le point sur le fluor nécessaire, sur les habitudes alimentaires et sur les méthodes de brossage.
Poussée dentaire
Vers six mois les premières dents apparaissent : incisives (6 mois), premières molaires (10-18 mois), canines (16-24 mois), deuxièmes molaires (20-30 mois).
Bien avant l’éruption dentaire, bébé bave de façon fréquente. Il est grognon, un peu fiévreux (38-38° 5). Ses gencives sont rouges, enflées. Rhinopharyngite, diarrhées, fesses irritées peuvent accompagner l’éruption.
Plusieurs solutions existent :
– les anneaux de dentition en caoutchouc ;
– l’effet froid des anneaux réfrigérants ;
– le massage avec des baumes (Dolodent, Baume Premières dents, Delabarre, Denticium…) ;
– l’homéopathie : Chamomilla 15 CH si bébé est irritable, capricieux ; Mercurius solubilis 9 CH en cas d’hypersalivation, de langue épaisse, gonflée ; Podophyllum 15 CH en cas de diarrhées aqueuses, muqueuses, plus fréquentes le matin ; Medorrhinum 15 CH en cas d’érythème fessier.
(Posologie pour tous : 3 à 5 granules, 3 à 5 fois par jour.)
Cas de comptoir
René a une prothèse amovible depuis quelques années. Ces derniers temps, son appareil bouge et lui fait mal. Que lui proposez-vous ?
Le problème peut être lié à l’évolution naturelle du tissu gingival. Conseillez un stabilisateur. Grâce à sa souplesse, il vient s’appliquer entre l’appareil dentaire et la gencive. Il est efficace durant 4 semaines. Pendant cette période, il est inutile que M. René utilise un adhésif classique. L’entretien avec une solution de nettoyage doit être poursuivi.
Cas de comptoir
Estelle est enceinte de deux mois. Elle présente une ordonnance avec du Primpéran et demande au pharmacien : faut-il que je me lave les dents à chaque fois que je vomis ?
Les remontées acides attaquent les dents. Il ne faut surtout pas se brosser les dents après avoir vomi. Cela accentuerait la déminéralisation de l’émail. Se rincer la bouche avec de l’eau additionnée de bicarbonate. Profitez de cette question pour rappeler à Estelle, l’importance de l’hygiène buccodentaire et de la prévention des gingivites durant la grossesse.
Le tartre
Cet ennemi qui s’incruste
La plaque dentaire est un dépôt blanchâtre et collant qui, lorsqu’elle se minéralise, se transforme en tartre. Il se fixe sur les dents, à la base de la gencive, se glisse dans les espaces interdentaires. Il finit par s’attaquer à la dent et risque de la creuser. Seul le dentiste peut l’enlever.
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