Arédia Acide pamidronique

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Publié le 9 mars 2002
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L’acide pamidronique empêche, comme tous les biphosphonates, la résorption osseuse observée dans diverses pathologies en inhibant les ostéoclastes et en empêchant leurs précurseurs de se fixer à la matrice osseuse puis d’y acquérir leur maturité. De plus, il ralentit la croissance tumorale dans les os.

Comme les biphosphonates déjà disponibles en officine (Clastoban et Lytos oral, Didronel, Skelid), le pamidronate de sodium induit une baisse de l’hydroxyprolinurie, de la calciurie, de la phosphaturie et de la phosphatémie. Cette activité réduit l’incidence des douleurs osseuses et retarde les complications liées à la destruction de l’os.

Premier biphosphonate injectable sorti de la réserve hospitalière, Arédia bénéficie de quatre indications : le myélome de stade III avec au moins une lésion osseuse, les ostéolyses d’origine maligne (comme le Clastoban oral), la maladie de Paget (comme Didronel et Skelid), les hypercalcémies sévères d’origine maligne (indication commune à toute la classe mais non remboursée), ce qui en fait le biphosphonate le plus polyvalent.

L’administration intraveineuse implique l’intervention de personnel infirmier mais permet d’optimiser l’observance du traitement qui est généralement réalisé sous forme d’une perfusion toutes les 3 à 4 semaines. Il n’existe pas d’études versus clodronate (Clastoban, Lytos) permettant de modifier le niveau d’ASMR antérieur (qui était jugé « substantiel » en 1997) du pamidronate de sodium dans le traitement des ostéolyses malignes ou dans celui du myélome. L’AMSR d’Arédia est de niveau 5 par rapport aux biphosphonates oraux indiqués dans la maladie de Paget.

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Voir « Le Moniteur » n° 2432 du 16.2.2002.