Les attentes des diabétiques

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Publié le 20 avril 2002
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Un patient atteint d’une maladie chronique commence par poser des questions puis il s’enferme dans le mutisme et « banalise » sa pathologie. Le diabète de type 2 en est un bon exemple, d’autant plus que le malade n’en ressent aucun signe au début et qu’il éprouve des difficultés à respecter un traitement plus souvent vecteur de tracas que de soulagement. Les premiers résultats d’une étude sur la prise en charge des diabétiques de type 2* menée par les étudiants lyonnais de 6e année arrive à point nommé pour éclairer ce problème.

Les trois quarts des patients sont conscients des complications potentielles de leur maladie, d’ailleurs 90 % se disent observants. Un peu plus d’un tiers surveillent leur glycémie régulièrement ou en cas de fatigue. Mais la moitié des diabétiques de type 2 se trouvent insuffisamment informés sur la maladie ou son traitement. Et le pharmacien trouve sa place naturellement : « Plus de la moitié des patients attendent de lui des conseils sur la pathologie et les médicaments et un quart souhaite une prise en charge plus globale de sa maladie avec un rappel du suivi biologique et un soutien psychologique. » Un accompagnement par des conseils diététiques semble même plus que souhaitable puisque 18 % des diabétiques de l’étude ne suivent aucun régime et six sur dix le respectent quand ils en ont envie !

De plus, la plupart souffrent de multiples pathologies, ce qui nécessite un suivi global. Impératif accru lors de la consultation de plusieurs médecins, pas toujours tenus au courant de la pathologie chronique (dentiste, ophtalmologiste…). Olivier Catala, officinal et enseignant à la faculté de Lyon, a d’ailleurs souligné l’importance du dossier patient à l’officine, d’autant plus que les malades chroniques lui sont souvent fidèles

* Plus de 500 diabétiques ont déjà répondu à un questionnaire concernant leur connaissance de la pathologie, la fréquence des suivis cliniques et biologiques, l’estimation de la qualité de vie.

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