Troubles mentaux : Un enfant sur huit est concerné

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Publié le 15 février 2003
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Autisme, hyperactivité, anxiété, anorexie, trouble obsessionnel compulsif…, la liste des troubles mentaux dont peut souffrir l’enfant est longue. Ils ont tous pour dénominateur commun un dépistage beaucoup trop tardif. Pour réduire le délai entre premiers symptômes et prise en charge, un groupe d’experts de l’INSERM propose plusieurs mesures, publiées sous le titre « Troubles mentaux. Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent ». Cette expertise insiste sur la nécessité de mieux informer parents, enseignants et éducateurs, par exemple via Internet.

Les auteurs préconisent d’accélérer la mise en pratique des données issues de la recherche. Les questionnaires figurant dans le carnet de santé lors des examens systématiques obligatoires pourraient inclure des indicateurs de développement. L’âge des examens devrait aussi être revu : 18 mois pour repérer les premiers signes d’autisme, 30 mois pour les troubles du langage, 3 ou 4 ans pour l’hyperactivité, 6 ans pour les troubles de l’attention et du comportement.

Enfin, les adolescents devraient faire l’objet d’un bilan de détection des troubles du comportement alimentaire et de consommation de substances psychoactives. Un suivi particulier des enfants à risque (parents souffrant de trouble mental notamment) s’avère aussi nécessaire.

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