- Accueil ›
- Conseils ›
- Pathologies ›
- Prostate sous haute surveillance
Prostate sous haute surveillance
Le Pr Restout* a fait le point sur les aspects cliniques et thérapeutiques de l’adénome et du cancer de la prostate mais aussi de la prostatite. En insistant sur la nécessité de « convaincre les hommes de surveiller leur prostate, et ce avant ou à partir de 50 ans », en rappelant que moins de 50 % des hommes sont suivis. « Mon plus jeune cancer de la prostate est mort à 48 ans ! »
Le dépistage consiste en un suivi annuel, voire tous les 18 mois, comprenant un dosage sanguin de la fraction totale et libre du PSA (antigène spécifique de la prostate), suivi d’un toucher rectal. Guère apprécié par les patients, cet examen est pourtant irremplaçable et permet d’apprécier le volume et la consistance de la prostate.
Adénome et cancer n’entraînent pas de douleur à la palpation alors qu’une prostatite génère une douleur dite « exquise » chez un homme présentant en outre une fièvre inexpliquée. Cette inflammation, fréquente chez les moins de 50 ans, se soigne facilement avec une antibiothérapie prolongée (30 jours). La guérison est cependant vérifiée avec un dosage de PSA et un toucher rectal car, souligne Philippe Restout, « on a toujours la hantise du cancer masqué par une prostatite ».
Un toucher rectal suspect (une masse palpée de consistance ligneuse) accompagné d’un PSA douteux impose une biopsie prostatique, un examen ni compliqué, ni douloureux. En cas de cancer, seront pratiqués urographie, scanner ou IRM abdominopelvienne et scintigraphie osseuse car le cancer de la prostate, d’évolution souvent silencieuse, métastase beaucoup. Plus tôt le cancer est dépisté, mieux il est soigné. Les armes : castration, chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie (agonistes LH-RH et antiandrogènes).
L’adénome, de consistance souple, évolue par poussées jusqu’à entraîner des répercussions sur la fonction rénale. L’urographie est cependant rarement indispensable dans les adénomes non compliqués. Le traitement des troubles urinaires gênants est simple mais avec des résultats variables.
* Responsable du DU « Eléments de pathologie » de la faculté de pharmacie de Paris-V.
Prix : Les premiers Trophées Direct Médica
La plate-forme d’achat sur Internet Direct Médica a remis sur Pharmagora ses premiers Trophées destinés à récompenser les laboratoires faisant preuve d’innovation au service des pharmaciens. A l’issue du vote de 500 pharmaciens, BMS-Upsa a été récompensé du trophée « Les nouvelles technologies au service des pharmaciens » pour Upsapharma.com, son site de commande directe et de démarche « qualité produits » interactive. Le trophée « Service innovant en pharmacie » revient à Lifescan pour son « Programme Diabète », et le prix « Démarche commerciale innovante » à Roche pour le développement des ventes à travers le « Programme Observance et bon usage » Xenical.
« L’initiative innovante auprès de l’équipe officinale » récompense Pierre Fabre pour son plan de formation « Carla Université ». Enfin, le prix spécial du jury gratifie également Roche Pharma pour « Roche Action Officine ».
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
