La couperose voit rouge

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Publié le 19 avril 2003
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Votre cliente est blonde, elle a la peau claire. Alors elle a malheureusement plus de chances de souffrir de rosacée, de couperose et d’autres rougeurs cutanées peu esthétiques… Cette dermatose inflammatoire de la face est un motif de consultation de plus en plus important. Les facteurs déclenchants : les variations brusques de température, les expositions solaires, les repas épicés, l’alcool. Que les bouffées vasomotrices et l’érythrose soient intermittentes, qu’elles soient permanentes – il s’agit alors de couperose ou, au stade encore plus avancé, de rosacée papulopustuleuse -, cette pathologie d’origine vasculaire peut être traitée. D’abord par des médicaments : du métronidazole en gel à 0,75 % en application sur la peau matin et soir, ou de la doxycycline par voie orale à raison de 100 mg par jour pendant 2 à 3 mois puis de 50 mg par jour.

Per os, le métronidazole, l’isotrétinoïne, les macrolides, la clonidine et la rilménidine peuvent également être utilisés, mais en dehors de leur autorisation de mise sur le marché. Electrocoagulation, photocoagulation (laser) sont d’autres moyens de traiter les dermatoses. Au stade le plus sévère, celui d’éléphantiasis facial appelé aussi rhinophyma, qui touche essentiellement les hommes, la chirurgie est indispensable.

Enfin, l’hygiène cutanée est aussi primordiale. Elle passe par l’emploi de pains et de lotions très fluides pour la toilette du visage. Les soins hydratants doivent contenir des agents actifs sur la microcirculation parmi lesquels la vitamine K et l’extrait de Ruscus. Sans oublier le maquillage-camouflage…

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