Levitra : un « me-too » dans la dysfonction érectile

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Publié le 19 avril 2003
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VARDÉNAFIL

La dysfonction érectile est une indication à la mode. Après la récente commercialisation du tadalafil (Cialis), le vardénafil (Levitra) élargit l’offre thérapeutique des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 dont le premier représentant fut le sildénafil (Viagra). Ces trois médicaments ont le même mécanisme d’action. Une stimulation sexuelle préalable est nécessaire. Ils présentent le même profil d’efficacité sur les dysfonctions érectiles organiques (y compris chez les patients diabétiques ou ayant subi une prostatectomie radicale), psychogènes ou mixtes. Ils ont des effets indésirables comparables – surtout des céphalées, des vertiges et des flush faciaux, liés à leur activité vasodilatatrice – ainsi que des contre-indications identiques. Pour autant, le sildénafil (Viagra) bénéficie d’un recul de plusieurs années ce dont ne disposent pas les derniers correcteurs des troubles érectiles mis sur le marché.

Il n’existe pas de données comparant les trois molécules. La posologie habituelle recommandée du vardénafil est de 10 mg contre 50 mg pour le sildénafil et 10 mg pour le tadalafil. Levitra s’administre entre 25 et 60 minutes avant l’activité sexuelle, Cialis 30 minutes à 12 heures avant et Viagra 1 heure avant. Le vardénafil, actif dès 25 minutes après la prise, a une demi-vie d’élimination de 4 à 5 heures, comparable à celle du sildénafil mais beaucoup moins prolongée que celle du tadalafil qui est de l’ordre de 17 heures. Il est possible de prendre un comprimé par jour. La cinétique de la molécule n’est pas modifiée par la réplétion gastrique ou par l’absorption d’alcool comme celle du tadalafil alors que l’action du sildénafil est retardée en cas de prise à jeun.

Voir Le Moniteur n° 2484 du 05.04.03.

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