Cancer du col de l’utérus : Remboursement prochain du test à Papillomavirus

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Publié le 26 avril 2003
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Le congrès Eurogin a cette année mis le dépistage du cancer du col de l’utérus sur le devant de la scène. « L’incidence des cancers est stationnaire depuis une dizaine d’années, comme si le frottis avait démontré ses capacités maximales de performance », estime le Dr Joseph Monsonego, chef du département de colposcopie à l’institut Alfred-Fournier à Paris. Et d’évoquer l’irrégularité du dépistage et le manque de sensibilité des frottis (aux alentours de 70 %). L’occasion de promouvoir l’intérêt des tests viraux à Papillomavirus en complément des frottis. En effet, les Papillomavirus humains (HPV) sont retrouvés dans près de 100 % des lésions cancéreuses et précancéreuses.

Christine Clavel, du CHU de Reims, a cependant rappelé que les HPV ne sont pas des marqueurs tumoraux en soi mais que leur infection n’est dangereuse uniquement si elle persiste. Le risque de développer un cancer après exposition au HPV est évalué à 5 %.

Actuellement, seuls deux laboratoires (en CHU) réalisent le test de diagnostic moléculaire HPV. Bonne nouvelle pour les femmes, son remboursement vient d’être adopté par la commission de nomenclature en cas de frottis ambigu. La négativité des tests devrait donc éviter nombre d’investigations jusqu’alors inutiles. A l’avenir, se profile un suivi des femmes selon leur niveau de risque. Les spécialistes se déclarent en faveur d’un dépistage plus ciblé se concentrant sur les 10 % de femmes HPV + après 30 ans.

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