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Rhinopharyngite et antibiotiques : La prescription influencée par le « profil » du médecin
Les médecins généralistes prescrivent trop d’antibiotiques dans la rhinopharyngite aiguë. Une enquête du CREDES réalisée en 2001 auprès de 778 généralistes (254 620 consultations étudiées) le confirme : une prescription sur deux pour cette maladie (le plus souvent d’origine virale) se conclut par une délivrance d’antibiotiques. Mais on apprend que la surprescription varie notamment selon des caractéristiques de pratique professionnelle des médecins.
En effet, selon cette étude, le recours aux antibiotiques par les généralistes est très hétérogène. La prescription diffère bien sûr en fonction du patient mais aussi en fonction de certaines caractéristiques du médecin. Ainsi les facteurs influençant notablement la surprescription sont le nombre journalier moyen d’actes médicaux (si la charge d’activité est importante, le médecin optera plus facilement pour la prescription d’antibiotiques) et la fréquence des visiteurs médicaux (plus de dix visites par mois).
Quant aux facteurs tendant à limiter au contraire la prescription d’antibiotiques, le CREDES relève la participation par le médecin à un réseau de soins, le nombre de séances de formation médicale continue suivies, son âge (les 35-44 ans en prescrivent moins que leurs aînés) et le lieu d’exercice (moins de prescriptions au-delà de 135 généralistes pour 100 000 habitants). En revanche, certains facteurs semblent ne pas avoir d’impact, tels le sexe, l’exercice en groupe, en secteur 2, la demande du patient…
L’usage inapproprié des antibiotiques pose deux problèmes récurrents : l’un, d’ordre médical, la résistance bactérienne, l’autre, économique, lié à la maîtrise des dépenses de santé. Cependant, depuis l’accord du 2 juin 2002, médecins et pouvoirs publics se sont entendus pour veiller au bon usage des soins notamment en matière de prescription d’antibiotiques. Reste à voir si cet accord sera suffisant pour faire évoluer les comportements des médecins.
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