Si Alzheimer leur fait peur, parlez-leur HTA !

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Publié le 13 décembre 2008
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La Journée nationale de l’hypertension, le 16 décembre, est une bonne occasion pour reparler à vos patients de leur tension artérielle. A l’aide des brochures* « Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension », elle mettra l’accent sur le bénéfice du traitement antihypertenseur dans la prévention primaire de la maladie d’Alzheimer. Car, fait peu connu, le statut tensionnel à 50-60 ans détermine le risque de démence à 80 ans. L’HTA entraîne des lacunes cérébrales par ischémie des petits vaisseaux du cerveau et sert d’accélérateur à la maladie Alzheimer.

Un effet indésirable par classe thérapeutique

Première consigne : encouragez vos patients à faire mesurer leur tension une fois par an (les plus mauvais élèves sont les hommes de 35-50 ans). Seconde consigne : lors des 6 premiers mois de délivrance d’un traitement anti-HTA, période la plus à risque de décrochage, interrogez vos patients sur les effets indésirables. « Il est toujours possible d’adapter le traitement car il y a, grosso modo, un effet indésirable par classe thérapeutique. Quand cela ne va pas, on change de classe », précise le Pr Mourad, président du Comité français de lutte contre l’HTA. Un traitement interrompu l’est de façon définitive dans un cas sur cinq et seuls 50,9 % des hypertendus soignés sont à l’objectif tensionnel. Votre patient n’est pas convaincu ? Glissez-lui que l’espérance de vie des hypertendus non traités est raccourcie de 7 ans, alors que sous traitement elle rejoint celle de la population non touchée. En diminuant de 9 mm la pression diastolique, on induit une baisse de 42 % du risque d’AVC. Toujours bon à prendre.

* Brochure téléchargeable sur http://www.comitehta.org. Commande en nombre gratuite sur http://www.brochures-patients.com.

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