ObÉsitÉ : La chirurgie gastrique doit être réservée aux cas extrêmes

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Publié le 22 novembre 2003
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Près de 20 000 Français obèses ont déjà subi une réduction gastrique chirurgicale. On assiste donc à une explosion de cette technique, ce qui fait craindre aux experts quelques abus. Si les résultats sont globalement satisfaisants, avec l’obtention d’une perte de poids importante et durable et un bénéfice significatif en termes de santé et de qualité de vie, les complications précoces ou tardives et les échecs individuels sont nombreux. Il était donc temps de clarifier la situation, ce que viennent de faire nutritionnistes et endocrinologues en publiant leurs recommandations de bonnes pratiques.

Il est en particulier précisé que seuls les patients ayant un IMC supérieur à 40 kg/m2 sont concernés. S’il existe des comorbidités menaçant le pronostic vital, cette limite est abaissée à 35 kg/m2. Un suivi durable du patient est impératif, d’une part sur le plan radiologique pour contrôler le montage chirurgical, d’autre part sur le plan nutritionnel, puisque l’intervention entraîne automatiquement une maladie iatrogène de l’estomac et de l’intestin avec une carence inévitable en fer, folates et vitamines de groupe B. La grossesse n’est pas contre-indiquée après l’opération, mais doit être différée de quelques mois et supplémentée de façon adéquate.

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