De la cocaïne dans les eaux usées !

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Publié le 26 octobre 2013
Par Myriem Lahidely
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En testant une technique d’épidémiologie des eaux usées dans 25 stations d’épuration françaises, le laboratoire « Santé publique environnement » de l’UMR 8 079 (université Paris-Sud) a fait un constat assez détonnant en matière de consommation de drogues illicites. L’aire urbaine de Lille serait championne pour la cocaïne (consommation 10 à 20 fois plus élevée que la moyenne nationale), et certaines villes du sud de la France explosent tous les scores pour l’ecstasy et le cannabis. « Ce ne sont que des tendances résultant de deux journées de campagne, menées pour mesurer l’intérêt de cet outil qui s’avère concret et très réactif », explique Sara Karolak, maître de conférences dans le laboratoire. La méthode de calcul utilisée permet d’obtenir en trois jours seulement une image quantitative et qualitative des consommations. Ce gain de temps pourrait être utile pour déceler les secteurs à risque, dans le cadre des politiques de prévention menées par les institutions et les associations. « Il n’y a quasiment pas de traces de ces molécules dans l’eau potable, rassure l’UMR de Paris-Sud. Le problème serait l’effet cocktail dû à la présence d’autres résidus médicamenteux, par exemple. »

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