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Dermatoses bulleuses graves : L’allopurinol en est la première cause médicamenteuse en Europe
L’allopurinol est le principe actif le plus fréquemment mis en cause dans la survenue de dermatoses bulleuses graves liées à un médicament. Ces effets indésirables ont été suivis durant cinq ans dans l’étude EuroSCAR (Severe Cutaneous Adverse Reaction) menée en Europe (Allemagne, Autriche, France, Italie et Pays-Bas) et en Israël.
Ainsi 379 cas de syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson (les principales formes de dermatoses bulleuses graves) et 1 505 patients témoins hospitalisés ont été analysés entre 1997 et 2001. Si l’allopurinol occupe la première place des médicaments responsables, de nombreuses autres molécules sont impliquées à commencer par la névirapine et la lamotrigine classées à très haut risque. Le cotrimoxazole, la carbamazépine, la phénytoïne, le phénobarbital et les anti-inflammatoires non stéroïdiens dérivés de l’oxicam (méloxicam, piroxicam, ténoxicam) sont dits à haut risque. Les antibiotiques tels que les quinolones, les céphalosporines, les cyclines, les aminopénicillines et les macrolides, certains inhibiteurs de la pompe à protons et certains AINS dérivés de l’acide acétique mais également la sertraline et les mucolytiques sont associés à un risque significatif même s’il est moins important. En revanche, cette étude ne retrouve pas la terbinafine et la fluoxétine (soupçonnés dans une précédente étude) parmi les médicaments à risque.
L’étude s’est également penchée sur des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée. Les macrolides, les quinolones, les ampicillines et le diltiazem sont des médicaments à haut risque d’engendrer cette réaction cutanée. La terbinafine, l’hydroxychloroquine et la chloroquine sont associées à un risque élevé.
Source : Agence de presse médicale Reuters.
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