Maladie de Parkinson : Vers une électrostimulation peu invasive

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Publié le 15 janvier 2005
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– Stimuler le noyau sous-thalamique pour essayer de contrecarrer les symptômes de la maladie de Parkinson, on sait déjà faire. Mais l’implantation d’une électrode dans cette zone cérébrale profonde se heurte à de grosses difficultés chirurgicales. Seulement 400 personnes bénéficient chaque année de cette technique alors que dix fois plus sont susceptibles d’en tirer un bénéfice. Des chercheurs du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et de l’université Paris-XII/Val-de-Marne se sont alors intéressés au cortex moteur dont l’hyperactivité anormale augmente au fur et à mesure de la progression de l’akinésie. Ils ont envisagé une stimulation de ce cortex par l’intermédiaire d’une électrode génératrice d’impulsions placée directement à son contact, donc bien plus en surface du cerveau. L’étude clinique a été initiée il y a cinq ans chez des primates. Cette électrostimulation a amélioré la symptomatologie en augmentant de plus de 60 % l’activité locomotrice, a favorisé l’activité métabolique de l’aire motrice supplémentaire impliquée dans l’initiation et la réalisation du mouvement, a normalisé l’activité des noyaux gris profonds, le tout sans effet secondaire. Un bilan si favorable qu’il conduit à débuter un essai clinique sur 10 patients hospitalisés à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Les spécialistes espèrent que cette méthode permettra par ailleurs de diminuer les doses administrées de dopamine et d’envisager des applications dans d’autres pathologies neurologiques.

Source : conférence du CEA.

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