Interférons : l’exception

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Publié le 23 avril 2005
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Les érythropoïétines devaient sortir de la réserve hospitalière début 2005. Inscrites sur liste I, elles nécessiteront une prescription initiale hospitalière. Mais la DGS leur a aussi octroyé le statut de médicament d’exception. En raison des nombreuses validations nécessaires pour élaborer la fiche d’information thérapeutique, ces médicaments n’entreront pas dans les officines avant au moins deux mois. Le temps de se former et de s’informer sur ces médicaments très particuliers. En effet, les indications et les protocoles d’administration sont précis et complexes. Leurs conditions de conservation sont également particulières (au réfrigérateur et à l’abri de la lumière). Les érythropoïétines sont des hormones naturelles stimulant la production des globules rouges.

Elles sont utilisées en cas d’anémie chronique au cours de l’insuffisance rénale chronique et en cancérologie. Cette anémie entraîne une fatigue intense altérant la qualité de vie des patients. Elle reste pourtant souvent ignorée. En oncologie, huit patients sur dix se plaignent de fatigue dont la moitié tous les jours.

Les patients attribuent ce signe au traitement alors que les médecins l’associent à la maladie. Divergence également concernant la prise en charge : les patients préfèrent traiter la fatigue que la douleur, à l’inverse des médecins. Le traitement de l’anémie passe donc par l’administration d’érythropoïétine. Trois spécialités sont disponibles à l’hôpital pour le moment : Aranesp, Eprex et NeoRecormon. Lors du passage en ville d’Aranesp, le laboratoire Amgen mettra en service un numéro vert.

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