Plasmodium falciparum est un caméléon

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Publié le 13 mai 2005
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Le parasite responsable du paludisme cultive l’art du camouflage. C’est d’ailleurs ainsi qu’il trompe le système immunitaire des personnes qu’il infecte, l’empêchant de produire les défenses nécessaires à l’élimination des cellules infectées. Plasmodium falciparum, quand il jette son dévolu sur un globule rouge, devrait en principe être détecté à la surface de la cellule sanguine par l’existence d’une protéine parasitaire, mais il « déguise » sa présence en modifiant à vitesse grand V la signature immunologique de ce mouchard. Ces modifications étant réversibles, les défenses immunitaires n’ont pas le temps d’agir. Une découverte qui ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Sources : CNRS et Institut Pasteur.

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