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Transplantation rénale : L’officinal doit favoriser l’observance pour éviter le rejet

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Publié le 9 juillet 2005
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Immunosuppresseurs, antihypertenseurs, hypoglycémiant, hypo-uricémiant, hypolipémiants, prophylaxies antivirale et antiparasitaire, fer et EPO en cas d’anémie… L’ordonnance classique d’un patient transplanté rénal à trois mois de la greffe comprend près de 24 comprimés par jour ! Si l’inobservance totale est exceptionnelle, l’oubli de quelques comprimés peut s’avérer néfaste à long terme. « La non-observance a des conséquences sur le rejet aigu du greffon », a souligné le Dr Snanoudj, spécialiste de la transplantation rénale à l’hôpital Kremlin-Bicêtre, lors des 8es Rencontres Action Roche Hôpital. « Le risque relatif de rejet tardif, c’est-à-dire au-delà des trois mois, est de 21,2 % chez les patients non observants, 8 % chez les observants. » La non-observance, présente chez 2 adultes et 4 enfants et adolescents sur 10, s’explique par de nombreux facteurs : déni de la maladie, effets secondaires très importants, adaptation et modifications posologiques permanentes, problèmes culturels…

L’éducation thérapeutique se fait durant la courte période de postgreffe, moment particulièrement stressant pour le patient qui doit ingurgiter une masse d’informations en 2 ou 3 semaines à l’hôpital. « Par la suite, il est difficile de poursuivre ce travail éducationnel en raison des consultations bondées », poursuit le Dr Snanoudj. Afin de générer « un processus d’appropriation progressive » de la maladie et de son traitement, des relais éducationnels sont à trouver. L’officine en est un.

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