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THS français et cancer du sein : L’étude qui rassure
Rassurez vos patientes ! Les femmes sous traitement hormonal substitutif « à la française » n’ont pas plus de cancer du sein que celles qui ne suivent pas de THS. Elles en ont même moins. C’est la conclusion plutôt inattendue (et inespérée) de la première partie de l’étude « Mission » menée par la Fédération des collèges de gynécologie médicale en collaboration avec le laboratoire Théramex.
Les 6 871 Françaises recrutées à fin avril 2005 ont été réparties en 2 groupes : 3 509 ont été traitées par estradiol (oral ou cutané) plus ou moins de la progestérone micronisée ou un dérivé norprégnane ou prégnane, sauf l’acétate de médroxyprogestérone (THS en cours ou arrêté depuis moins de 5 ans), et 3 362 femmes n’ont pas été traitées (jamais de THS ou THS arrêté depuis plus de 5 ans). La prévalence du cancer du sein après la ménopause est de 0,6 % dans le groupe traité et de 4,2 % dans le groupe non traité. Si l’on tient compte de l’ancienneté de la ménopause et du THS, elle reste supérieure dans le groupe non traité.
La comparaison à une population européenne de référence montre une surincidence du cancer du sein dans le groupe non traité, laquelle peut s’expliquer par l’attitude des gynécologues français qui ne prescrivent pas de THS quand le rapport bénéfice/risque n’est pas favorable. Les femmes non traitées ont en effet plus de facteurs de risque de cancer du sein (plus âgées, antécédents familiaux de cancer du sein, obésité, ménopause tardive). Elles ont aussi plus d’antécédents de cancers gynécologiques.
D’ici quelques mois, « Mission » révélera la prévalence de l’ostéoporose, des pathologies cardiovasculaires et génito-urinaires chez ces femmes ménopausées, et, dans trois ans, l’incidence du cancer du sein sous THS et la morbidité associée.
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