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Une jeune femme sous Leeloo atteinte d’endométriose me dit qu’elle prend toujours sa pilule en continu sur recommandation du gynécologue. Pourquoi ?

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Publié le 1 février 2014
Par Yolande Gauthier, Sylviane Le Craz et Nathalie Belin
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Réponse : Les progrès réalisés ces dernières années dans la prise en charge de l’endométriose montrent que l’obtention d’une aménorrhée est nécessaire pour faire régresser les lésions et la symptomatologie douloureuse. En effet, l’endométriose se caractérise par la présence de tissu endométrial (muqueuse tapissant la cavité utérine) en dehors de la cavité utérine. Ces foyers endométriosiques réagissent aux fluctuations hormonales, provoquant une réaction inflammatoire locale à chaque épisode de règles à l’origine des symptômes de la maladie, à savoir des douleurs et parfois une infertilité.

L’aménorrhée ne guérit pas la maladie mais suspend son évolution vers des stades plus sévères. Elle peut être obtenue par des traitements hormonaux prescrits hors AMM comme les estroprogestatifs en continu, la pilule au désogestrel (Cerazette) ou encore le DIU au lévonorgestrel. Ces traitements sont souvent essayés en première intention car généralement mieux tolérés (notamment chez les jeunes filles) que les progestatifs spécifiquement indiqués dans la maladie : chlormadinone (Lutéran), médrogestone (Colprone), diénogest (Visanne)…

Source : C. Yazbeck, « Traitement médical de l’endométriose », Entretiens de Bichat de septembre 2013.

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