Hépatites : Près de 4 000 décès par an seraient imputables aux VHB et VHC

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Publié le 13 mai 2006
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C’est ce qu’ont annoncé conjointement début mai l’Institut de veille sanitaire, l’Inserm et l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS).

Jusqu’ici, on ne disposait que d’estimations partielles : 3 300 décès pour le VHC, aucune pour le VHB. Une importante étude a donc été lancée en 2004 portant sur les certificats de décès de 2001. Elle a identifié 35 000 certificats mentionnant une pathologie pouvant avoir un lien avec une infection par le VHB ou le VHC (hépatite, cirrhose, transplantation…). Un millier a été tiré au sort et les médecins ayant rempli ces certificats ont reçu un questionnaire leur permettant de décrire précisément les cas.

Les réponses ont été analysées par des hépatologues permettant de déterminer l’imputabilité des décès à ces virus. L’extrapolation permet d’estimer à 2 646 le nombre de décès imputables au VHC et à 1 327 au VHB, pour un total de 3 973 décès.

Par ailleurs, jusqu’au 18 mai, le laboratoire Roche mène une campagne grand public d’incitation au dépistage de l’hépatite C ciblant les personnes à risque. Selon un sondage TNS/Roche, réalisé pour l’occasion, 35 % des Français s’estiment porteurs potentiels du virus de l’hépatite C une fois qu’on les a informés sur les modes de contamination. Pourtant seuls 39 % d’entre eux déclarent s’être fait dépister…

Des affiches sont placées dans les gares de dix grandes villes et insérées dans les journaux gratuits.

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Le site http://www.hepato-quotidien.fr et le Numéro Vert d’informations 0 800 00 43 72 relaieront un même message d’espoir : l’hépatite C est la seule maladie chronique dont on peut guérir définitivement.