JPIP : Les malades chroniques ont besoin d’être accompagnés par les officinaux

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Publié le 25 novembre 2006
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M aladies chroniques en ambulatoire : que peut apporter le pharmacien ? » Un thème porteur pour les 57es Journées pharmaceutiques internationales de Paris qui se sont tenues le 17 novembre à Paris-5. Devant plusieurs centaines de pharmaciens, de nombreuses pathologies ont été abordées (diabète de type 1, incontinence urinaire, migraines, atopies, dyslipidémies, douleurs chroniques…), avec des conseils pratiques pour les patients. Une nouvelle façon de traiter le diabétique, l’insulinothérapie fonctionnelle, a également été présentée par le Dr Guillaume Charpentier, chef du service d’endocrinologie et de diabétologie du centre hospitalier Sud-Francilien (Evry) : « Il s’agit d’un changement radical, on essaie d’avoir un traitement proche de la physiologie, avec une insuline basale de nouvelle génération à laquelle on ajoute une insuline ultrarapide pour mimer la sécrétion physiologique au moment du repas. » La dose d’insuline est alors calculée en fonction de celle des glucides absorbés. Cela laisse au patient la possibilité de moduler son alimentation, voire même de sauter un repas sans risquer l’hypoglycémie. Cette méthode nécessite un programme structuré d’enseignement. « Il faut un soutien renouvelé car le diabète, comme toutes les maladies chroniques, use les patients », a précisé Guillaume Charpentier. « Les patients chroniques devraient bénéficier d’une consultation pharmaceutique pour leur expliquer le traitement », a suggéré Marine Jamet, titulaire à Paris.

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