- Accueil ›
- Conseils ›
- Pathologies ›
- HÉPATITE C : Le terme de « non-répondeur » est à bannir du vocabulaire
HÉPATITE C : Le terme de « non-répondeur » est à bannir du vocabulaire
Le terme de non-répondeur est détestable et mensonger », assurent les experts de Prospecth, groupe de réflexion pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’infection chronique par le VHC. Tout patient dit « non répondeur » – dont la baisse de la charge virale n’est pas suffisamment significative ou est nulle après 3 mois environ de traitement – doit pouvoir bénéficier d’une seconde chance. Jusqu’alors, son traitement était arrêté ou poursuivi à doses réduites dans un but antifibrosant. En réalité, de nombreux « non-répondeurs » sont des répondeurs partiels ayant vu leur début de réponse virologique stoppé par des baisses de dose ou des arrêts de traitement pour intolérance.
Pour Christian Trépo, président du Comité national de coordination de la recherche sur les hépatites virales, il faut commencer par évaluer la fibrose, l’évolutivité des lésions et si le traitement est optimal. Car l’observance est cruciale, en particulier dans les trois premiers mois où la rapidité de diminution de la charge virale est un facteur important de pronostic. Une étude récente a d’ailleurs montré qu’il existe une réponse virologique prononcée dans 66 % des cas lorsque le patient a reçu plus de 97 % de la dose de ribavirine. Elle est en revanche nulle si la dose est inférieure à 60 %. Un traitement d’entretien stabilise les lésions hépatiques. De quoi patienter jusqu’à l’arrivée des molécules en phase d’essai.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
