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Tarceva : en troisième ligne dans le cancer du poumon non à petites cellules
ERLOTINIB
L’erlotinib est un médicament antinéoplasique actif sur la voie de signalisation intracellulaire du récepteur épidermique de type 1 (HER1), également appelé EGFR (epidermal growth factor receptor). L’EGFR est exprimé à la surface des cellules normales et des cellules cancéreuses. C’est le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGF), une hormone aux actions multiples et essentiellement trophiques dont la fixation au récepteur augmente l’activité mitotique au sein des tissus. L’erlotinib empêche la phosphorylation intracellulaire du récepteur par une inhibition sélective et réversible de la tyrosine-kinase. Il entraîne un arrêt de la prolifération voire l’apoptose cellulaire.
La biodisponibilité de l’erlotinib est estimée à 59 %. L’erlotinib, fortement métabolisé au niveau hépatique, et ses métabolites actifs diffusent dans les tissus tumoraux. La clairance de Tarceva est augmentée chez les fumeurs (ils doivent être encouragés à arrêter leur tabagisme).
Une étude randomisée, en double aveugle versus placebo, ayant inclus 731 sujets atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules a permis d’évaluer la survie globale des patients, le taux et la durée de réponse globale, la survie sans progression et le temps jusqu’à dégradation de trois symptômes : toux, dyspnée et douleur. Tarceva améliore la médiane de survie de deux mois versus placebo et la médiane de survie sans progression de 1,7 semaines. Un retard significatif de l’aggravation des trois symptômes est observé. Aucun bénéfice de survie n’a été démontré chez les patients pour lesquels l’expression EGFR de la tumeur est négative.
Pour la HAS, Tarceva apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR 4) en 3e ligne de traitement du cancer bronchique non à petites cellules dans le cadre de la prise en charge habituelle. Compte tenu de l’absence de données par rapport aux comparateurs admis en 2e ligne, docétaxel (Taxotère) et pemetrexed (Alimta), tous à l’hôpital, il n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR 5) en 2e ligne de traitement.
Voir « Le Moniteur » n° 2647 du 21.10.2006.
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