Que pensez vous du nouveau taux de remises à 40 % ?

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Publié le 17 mai 2014
Par Francois Pouzaud
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Frédéric Fossier La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Un plafond des remises à 50 % aurait été mieux, il va nous sécuriser sur le plan juridique mais pas sur le plan économique. A mon avis, la remise maximum de 40 % ne restera pas longtemps en place. En instaurant la transparence et une obligation déclarative des remises par les laboratoires, les pouvoirs publics verront quelle quantité d’eau il reste sous la quille et feront chuter ce taux par de nouvelles baisses de prix. Il aurait mieux valu récupérer tout de suite 20 % et réétaler les 20 % restants sur l’ensemble des médicaments remboursables.

Françoise Leydier Saint-Etienne (Loire)

En fixant un plafond de 40 % de remises, toutes les officines verront les leurs baisser d’un cran. En tant que petite officine de quartier, je n’ai jamais atteint ce taux auparavant. Pour espérer le toucher, il aurait fallu fixer le plafond à 50 %. Les laboratoires de génériques n’ont pas attendu la fixation de ce nouveau taux pour baisser les remises. Sur certaines molécules génériquées comme le diclofénac en flacon-pompe ou la dompéridone, j’ai 0 % de remise ! Les disparités de remises ne feront que s’accroître entre petites et grandes officines.

Vincent Dumenil Pont-de-Chéruy (Isère)

C’est cinq points de moins par rapport à ce qu’on avait avant, donc une perte de ressources pour l’officine qui peut être accentuée par le fait qu’il n’y a plus beaucoup de grosses molécules à tomber dans le domaine public. J’attends de voir les réactions des génériqueurs par rapport à nos relations commerciales actuelles. Ce nouveau plafond a l’avantage de sécuriser juridiquement la contribution du générique à la marge de l’officine. Cependant, une lisibilité totale sur les remises, c’est aussi donner un bâton pour se faire battre.

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