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Menace sur les centres de dépistage
Les actions de dépistages et de prévention (tuberculose, infection sexuellement transmissible, vaccination) qu’organise le conseil général de Seine Saint-Denis depuis plus de trente ans étaient jusqu’à l’an passé subventionnées en partie (1,4 M€) par la caisse primaire d’assurance maladie. Faute d’obtenir cette somme pour 2015, les sept centres de dépistage et de prévention sanitaire (CDDPS) sont menacés. Le ministère de la Santé devrait allouer ces fonds via l’ARS mais, pour le moment, aucun engagement n’a été pris en attente d’évaluation. Au-delà, c’est toute une organisation bien rodée et implantée qui risque d’être mise à mal.
Jeanine Rochefort, médecin bénévole déléguée régionale de Médecins du monde, partenaire depuis 2010 du conseil général, insiste : « Changer de prestataire, sans l’expertise du terrain, pourrait favoriser les ruptures de traitement et l’émergence de tuberculoses multirésistantes. »
Concernant la tuberculose, la Seine-Saint-Denis a le taux de déclaration le plus élevé de France, avec 30 cas pour 100 000, contre 15 dans l’Ile-de-France dans son ensemble et moins de 8 pour la France entière. Guy Giacomini, pharmacien à Drancy et président du syndicat FSPF du département estime : « Il ne faudrait pas que pour des économies de court terme on oublie les conséquences négatives et plus coûteuses au final. Ces centres comme les camions mobiles pour les radiographies sont repérables, comme la croix verte des pharmaciens,. Les gens savent qu’ils peuvent s’y adresser en toute confiance. »
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