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Prenez les clés des champs
Conseiller les thérapies alternatives. La formation en phytothérapie, aromathérapie et herboristerie dispensée à Nantes par Ifocotep vous donne les moyens de maîtriser les solutions dites naturelles.
Conseiller la bonne plante ou l’huile essentielle adéquate ne s’improvise pas. L’ifocotep de Nantes (44) propose une formation en phytothérapie, aromathérapie et herboristerie visant à maîtriser ces disciplines. Chacun des huit jours de formation aborde un à quatre cas de comptoir, de la théorie (pharmacologie, etc.) à la pratique, avec les conseils au client. Les officinaux repartent avec des fiches conseils en plus et des croyances en moins. Non, le cranberry n’est pas efficace dans la prévention des cystites !
Un conseil « naturel » se construit
« La première étape au comptoir est de rechercher le terrain du patient pour traiter la cause de son mal plutôt que son symptôme », avertit Loïc Bureau, pharmacien concepteur de la formation, diplômé en pharmacologie des substances naturelles et issu d’une famille de producteurs de plantes médicinales. « Des troubles du sommeil peuvent par exemple être liés au stress ou au surmenage. L’officinal doit apprendre à poser des questions ouvertes afin d’inciter le patient à parler de lui, de son mode de vie et de sa façon de réagir. L’officinal en déduira la constitution du client et sa diathèse », soit sa prédisposition à contracter telle infection plutôt qu’une autre. Puis répondre au besoin. « Nous chercherons par exemple à modérer le stress en supplémentant l’apport en magnésium que la nourriture ne suffit pas à combler. Les plantes adaptogènes, comme le ginseng, moduleront quant à elles la réponse de l’organisme à l’agent stresseur. »
Une dimension psychologique
Le client aussi a son mot à dire sur le conseil. « Les huiles à base de linalol, comme l’huile de lavande, de neroli ou le bois de hô, présentent les mêmes propriétés pharmacologiques mais n’ont pas la même odeur, pointe Loïc Bureau. Or, l’odeur provoque un effet psychosensoriel qui influe sur la réponse biologique. Cet impact psychosensoriel est très subjectif. Il diffère selon l’histoire du patient car il fait appel à la mémoire corporelle ». Si l’odeur de l’huile achetée le rebute, il y a des chances que le patient soit moins observant. « Dans certains cas, la puissance de l’effet psycho-émotionnel peut même se traduire par un malaise vagal », ajoute le formateur. D’où l’intérêt de connaître le contenu des huiles et le panel de leurs équivalences.
L’art de communiquer
« Nous sommes ici dans une thérapeutique globale, explique Loïc Bureau. Aussi le conseil en phytothérapie s’accompagne-t-il souvent d’un conseil nutrition. Ajoutez y des gélules de valériane pour être plus en forme au réveil et vous aboutirez à un conseil associé, bénéfique au patient ». Suggérer un complément à la vente, cela s’apprend. Tout comme le choix des termes à employer : « Aux ‘‘brûle-graisses’’, préférez la stimulation du métabolisme afin d’accroître les dépenses énergétiques. Cela reste accessible pour le patient, et c’est beaucoup plus professionnel. Les termes des grandes et moyennes surfaces et de la presse féminine n’ont pas leur place en pharmacie ! », conclut Loïc Bureau.
En pratique
Durée : 8 jours. Dates et lieu : à Nantes ; pour connaître les dates en 2015, contacter l’organisme. Coût : 1 600 € (200 € par jour). Contact : Centre de formation Ifocotep, Tél. : 0272568400, accueil@ifocotep.fr Prise en charge Actalians : oui.
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