Inquiétudes pour l’avenir

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Publié le 21 mars 2015
Par Francois Pouzaud
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L’activité générique est prépondérante – près de 40 % – dans la composition de la marge totale de la pharmacie en 2014, souligne la dernière étude de KPMG sur les moyennes professionnelles des pharmacies.

Pour les auteurs, cette « généricodépendance » de la marge est une forte source d’inquiétude d’autant plus que de nombreuses incertitudes pèsent sur 2015. « Les conséquences de la réforme de la rémunération officinale sont à ce jour très incertaines », souligne Patrick Bordas, responsable national du réseau professions de santé de KPMG. De plus, l’an dernier, la marge a évolué très faiblement (+ 0,6 % en moyenne) et près de la moitié des officines ont décroché en matière de rentabilité, et ce, malgré le nouveau plafond de 40 % de remises sur les génériques. En 2014, les pharmacies ont pu compter sur 37 000 € de coopérations commerciales et 35 000 € de remises génériques. « S’il n’y avait pas eu l’effet générique, l’officine n’aurait pas tenu et un tiers du réseau serait tombé », rappelle Philippe Gaertner, président de la FSPF.

Des coopérations commerciales réduites

Pour 2015, KPMG pense que les coopérations commerciales baisseront et qu’elles ne seront pas intégralement compensées par l’augmentation des remises. « D’une part, le marché du générique semble marquer actuellement le pas, d’autre part les règles ont été modifiées fin 2014 avec le nouvel encadrement des remises et des coopérations commerciales et une transparence désormais affichée avec la déclaration des avantages commerciaux par les laboratoires de génériques », explique Patrick Bordas.

« Il n’est pas normal que le générique paie la dispensation du princeps », estime Philippe Gaertner. Face à la trop forte proportion du générique dans la marge, la FSPF réitère sa demande de transformer les ressources issues des remises génériques et contrats de coopération commerciale en honoraires conventionnels.

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Lire aussi l’article « Moyennes professionnelles 2014 : la marge s’essouffle », pp 30 et 31.