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TESTEZ-VOUS
Avez-vous assimilé l’essentiel des informations scientifiques et pharmaceutiques parues dans « Le Moniteur » depuis le 28 février ? Vous le saurez en répondant à cet ensemble de cas de comptoir, d’ordonnances pièges et de quiz inspirés des 6 derniers « Cahiers Formation » et des dernières publications du « Moniteur » autour du médicament. Bon test !
D’après Le Moniteur n° 3069 du 28 février 2015
LES GLANDES SURRÉNALES
Vrai ou faux ?
1 Le cortisol est une hormone produite par la corticosurrénale.
2 Il diminue l’élimination rénale du sodium et de l’eau, mais accroît celle du potassium.
3 L’adrénaline est également produite par la corticosurrénale.
4 L’adrénaline est libérée en situation d’alarme afin de mobiliser le stock d’énergie.
5 La corticosurrénale produit par ailleurs des androgènes, mais uniquement chez l’homme.
6 Le syndrome de Cushing est caractérisé par une faible activité de la corticosurrénale.
Réponses : 1 vrai. 2 faux. C’est le rôle de l’aldostérone. Le cortisol est un glucocorticoïde qui participe à la néoglucogenèse, inhibe la lipogenèse, dégrade les protéines en acides aminés, fournit de l’énergie. Il possède un puissant effet anti-inflammatoire et est immunodépresseur. 3 faux. L’adrénaline et les autres catécholamines sont synthétisées par la médullosurrénale. 4 vrai. 5 faux. La corticosurrénale produit des androgènes, chez l’homme et chez la femme. 6 faux. Le syndrome de Cushing se caractérise par une sécrétion corticosurrénale excessive.
MOLLUSCUM CONTAGIOSUM
1 – Molluscum contagiosum est :
a Une mycose de la peau et du cuir chevelu.
b Une infection virale cutanée.
2 – Cette affection :
a Est contagieuse.
b Est bénigne.
c Nécessite toujours une exérèse.
Réponses : 1 b. 2 a, b.
D’après Le Moniteur n° 3070 du 7 mars 2015
XALUPRINE
Xaluprine (mercaptopurine) est indiqué dans la leucémie aiguë lymphoblastique. Quels conseils faut-il donner au moment de la délivrance ?
1 Xaluprine doit être administré le matin.
2 Bien agiter le flacon avant administration.
3 Xaluprine se prend de préférence au cours d’un repas riches en graisses et laitages.
4 Boire de l’eau après chaque prise.
5 Porter des gants à usage unique pour manipuler le médicament.
6 Xaluprine se conserve au réfrigérateur.
Réponses : 2, 4 et 5. Xaluprine doit être pris le soir, à jeun ou au cours d’un repas, mais toujours selon le même mode d’administration. A distance des produits laitiers (1 heure avant ou 2 heures après).
D’après Le Moniteur n° 3071 du 14 mars 2015
L’Œ IL SEC
Ordonnance
Mlle G demande si elle peut continuer à porter ses lentilles pendant le traitement. Que lui répondez-vous ?
Oui. Larmabak est une solution saline (« larmes artificielles ») indiquée dans l’œil sec et adaptée au port de lentilles de contact.
Les lentilles peuvent également être portées au cours des traitements par polymères de vinyle (Dulcilarmes, Fluidabak, Refresh…).
D’après Le Moniteur Formation n° 3071 du 14 MARS 2015
LE CANCER COLORECTAL
Vrai ou faux ?
1 La plupart des cancers surviennent sur un polype adénomateux.
2 Le dépistage organisé s’adresse aux personnes à niveau de risque élevé de cancer colorectal.
3 Le test Hémoccult est actuellement utilisé pour le dépistage du cancer colorectal.
4 Dépisté à un stade précoce, le cancer colorectal présente un taux de guérison d’environ 95 %.
5 Le cancer colorectal est hormonodépendant.
6 La chirurgie constitue le traitement de référence du cancer colorectal non métastatique.
Réponses : 1 vrai. 2 faux. Il s’adresse aux sujets de 50 à 74 ans asymptomatiques et sans antécédent personnel ou familial de cancer colorectal, correspondant à un niveau moyen de risque. 3 faux. Le test au gaïac Hémoccult a été abandonné fin 2014 au profit d’un test immunologique plus performant. 4 vrai. 5 faux. 6 vrai.
1 – La capécitabine (Xeloda) :
a Est une prodrogue du 5-fluorouracile.
b S’administre à distance des repas.
c Induit fréquemment à un syndrome mains-pieds.
2 – Le régorafénib (Stivarga) :
a Est un médicament d’exception.
b S’administre avec un repas léger et pauvre en graisse.
c Est un traitement de deuxième intention.
Réponses : 1 a et c. La capécitabine s’administre dans les 30 minutes suivant les repas. Une prise à jeun augmente l’absorption et la toxicité de la molécule. 2 b et c. Stivarga est à prescription hospitalière réservée aux oncologues et aux médecins compétents en cancérologie.
Ordonnance
Qu’en pensez-vous ?
Vous devez orienter Mme A. vers son oncologue. Les symptômes évoquent une anémie, effet indésirable fréquent de la capécitabine qui impose un contrôle régulier de la numération-formule sanguine. L’ibuprofène est par ailleurs non recommandé car susceptible d’altérer la fonction rénale de Mme A., exposant à une augmentation des effets indésirables de la capécitabine.
1 – La fille de Myriam J. vient à la pharmacie chercher le traitement de sa mère : capécitabine (Xeloda) 500 mg, 3 cp matin et soir. Elle raconte que sa mère est très anxieuse. Pour la détendre, elle prévoit d’aller avec elle au hammam. Qu’en dites-vous ?
a Ce n’est pas une bonne idée. Il faut limiter la fréquentation de lieux pouvant augmenter le risque infectieux pendant le traitement.
b Il faut reporter cette sortie : l’exposition à la chaleur pourrait aggraver la toxicité cutanée de Xeloda.
c C’est une bonne idée : les massages et les bains participeront à limiter la toxicité cutanée du Xeloda.
2 – Quelques jours plus tard, Mme J. revient car elle a vomi 1 heure près avoir pris ses 3 comprimés de Xeloda du matin. Que lui conseillez-vous ?
a Elle ne doit pas reprendre la dose du matin.
b Elle doit reprendre les comprimés dès que possible.
c Elle prendra une double dose le soir.
Réponses : 1 a et b. Xeloda expose à un syndrome mains-pieds (fragilisation de la peau pouvant aller jusqu’à l’ulcération). Pour le prévenir, il faut notamment éviter les atmosphères trop chaudes et toute agression de la peau. 2 a. En cas de vomissement après une prise, il n’est pas recommandé de reprendre une dose, l’absorption de la capécitabine étant rapide.
D’après Le Moniteur n° 3072 du 21 mars 2015
HUILE ESSENTIELLE DE LAVANDIN SUPER
Vrai ou faux ?
1 Le lavandin super est un hybride naturel, croisement entre la lavande vraie et la lavande aspic.
2 L’HE est obtenue par distillation des racines de lavandin super.
3 L’HE de lavandin super contient du camphre.
4 Elle possède des propriétés décontracturantes et relaxantes.
5 Elle peut être conseillée chez la femme enceinte et le jeune enfant.
6 L’application par voie cutanée n’est pas recommandée. vrai faux
Réponses : 1 vrai. 2 faux. L’HE est obtenue par distillation des sommités fleuries. 3 vrai. 4 vrai. 5 faux. Elle doit être évitée chez la femme enceinte et le jeune enfant. 6 faux. L’application cutanée est, au contraire, à privilégier.
D’après Le Moniteur Formation n° 3072 du 21 mars 2015
LES 30 NOUVELLES MOLÉCULES DE 2014
HORIZONTAL
1. Cette spécialité composée d’elvitégravir, de cobicistat, d’emtricitabine et de ténofovir disoproxil est indiquée dans le traitement de l’infection par VIH chez l’adulte.
2. A l’hôpital, c’est le domaine thérapeutique qui a eu le plus d’innovations, notamment avec Sovaldi ou Harvoni.
3. Lors de l’inhalation de Seebri, le patient peut ressentir un goût de ce type.
4. Pilule d’or Prescrire, ce médicament hospitalier est le premier traitement des déficits en acides biliaires d’évolution fatale, jusqu’ici traités par greffe hépatique.
5. Inhibiteur de tyrosine-kinase anti-EGFR, cette spécialité à base d’afatinib est indiquée dans le cancer bronchique non à petites cellules.
VERTICAL
6. En cas de traitement par cette spécialité à base d’enzalutamide, utilisée dans le cancer de la prostate métastatique, le préservatif doit être utilisé en cas de rapport sexuel avec une femme enceinte.
7. Premier traitement de l’amylose à transthyrétine, jusqu’ici uniquement traité par transplantation hépatique (nom de spécialité).
8. Indication de Riamet (artéméther, luméfantrine).
9. Inhibiteur des protéines-kinases RAF, cette spécialité, composée de dabrafénib est indiqué dans le traitement de certains mélanomes.
10. Il accompagne toute nouvelle demande d’autorisation de mise sur le marché et regroupe un ensemble de mesures visant à établir le profil de sécurité du médicament, des mesures de pharmacovigilance, un plan de minimisation des risques… (sigle).
11. Avec la neurologie, domaine thérapeutique où les innovations sont les plus nombreuses en ville.
12. Spécialité composée d’abatacept utilisée en injection sous-cutanée dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
Réponses : 1 Stribild. 2 virologie. 3 sucré. 4 Orphacol (acide cholique). 5 Giotrif. 6 Xtandi. 7 Vyndaqel (tafamidis). 8 paludisme. 9 Tafinlar. 10 PGR (plan de gestion des risques). 11 oncologie. 12 Orencia.
D’après Le Moniteur n° 3073 du 28 mars 2015
PNEUMONIE COMMUNAUTAIRE DE L’ENFANT
Vrai ou faux ?
1 Chez les enfants de moins de 5 ans, les pneumonies sont surtout d’origine bactérienne.
2 Toux plus ou moins fébrile et polypnée sont les signes cliniques d’une pneumonie.
3 La prise en charge repose sur une antibiothérapie probabiliste ambulatoire systématique.
4 Si le tableau clinique est en faveur de Mycoplasma pneumoniæ, le traitement est orienté vers une bêtalactamine. vrai faux
Réponses : 1 faux. Avant 5 ans, la plupart des pneumonies sont d’origine virale ; la surinfection bactérienne est fréquente. 2 vrai. 3 vrai. 4. faux. Mycoplasma pneumoniæ est résistant aux bêtalactamines ; un macrolide pendant 14 jours sera privilégié.
D’après Le Moniteur Formation n° 3073 du 28 mars 2015
ORTHOPÉDIE (VOLET 2)
1 – Mathias a fait du judo et s’est tordu la cheville. Son médecin a diagnostiqué une entorse moyenne. Quelle chevillère délivrer ?
a Une chevillère ligamentaire.
b Une orthèse stabilisatrice de cheville.
c Une chevillère malléolaire.
2 – Mathias doit la porter pendant :
a 10 jours.
b 4 à 6 semaines.
c Plus de 6 semaines.
3 – Vous précisez que l’orthèse se porte :
a Dans une chaussure de sport.
b A même la peau.
c Seulement si douleur.
Réponses : 1 b. 2 b. 3 a. L’orthèse stabilisatrice de cheville se porte sur une chaussette en coton, jour et nuit.
Vrai ou faux ?
1 Les ceintures de soutien abdominal de série sont indiquées dans les cas de déficience temporaire de la paroi abdominale, sans caractère pathologique.
2 Tous les pharmaciens peuvent délivrer les ceintures de maintien abdominal.
3 Les ceintures de grossesse sont prises en charge par l’assurance maladie.
4 Le harnais de Pavlik est utilisé dans le traitement de la luxation congénitale de la hanche chez l’enfant.
Réponses : 1 vrai. 2 faux. Les ceintures de maintien abdominal sont réalisées sur mesure, de ce fait elles ne peuvent être réalisées que par des pharmaciens titulaires d’un DU d’orthopédie, ou autres professionnels agréés (orthopédistes-orthésistes…). 3 faux. Les ceintures libellées sous le terme « ceintures de grossesse » ne peuvent être prises en charges par l’assurance maladie. 4 vrai.
1 – Mme L. 72 ans, souffre d’arthrose du genou et présente une ordonnance pour une genouillère. Vous l’orientez vers :
a Une genouillère rotulienne.
b Une genouillère élastique de contention.
c Une genouillère ligamentaire articulée.
2 – Vous conseillez à Mme L. de la porter :
a Jour et nuit.
b Seulement si douleurs ou lors des activités à risque.
Réponses : 1 a ou b. 2 b.
Reliez chaque orthèse à son indication principale.
1 Chaussure de décharge de l’avant-pied
2 Talonnette amortissante
3 Talonnette calibrée
a Inégalité du membre inférieur.
b Bursite calcanéenne.
c Hallux valgus.
Réponses : 1 c. 2 b. 3 a.
D’après Le Moniteur n° 3074 du 4 avril 2015
CONTRACEPTION D’URGENCE : COMMENT CHOISIR ?
1 – Le délai d’utilisation de EllaOne est de :
a 3 jours.
b 5 jours.
2 – Quelle pilule est la plus efficace après 48 heures ?
a EllaOne.
b Norlevo.
3 – Avec Norlevo, l’allaitement doit être stoppé pendant :
a 8 heures.
b 1 semaine.
Réponses : 1 b. Le délai d’utilisation est de 3 jours pour Norlevo. 2 a. Jusqu’à 12 heures après le rapport (délai optimal recommandé pour la prise d’une contraception d’urgence), l’efficacité des deux spécialités est équivalente. 3 a. L’allaitement devra être stoppé pendant 1 semaine après la prise d’EllaOne.
D’après Le Moniteur Formation n° 3074 du 4 avril 2015
DYSFONCTION ÉRECTILE
1 – M R. débute un traitement par Edex 10 µg/ml. Le traitement est remboursé dans certaines indications si la prescription :
a Emane d’un médecin urologue, andrologue ou sexologue.
b Est faite sur une ordonnance de médicament d’exception.
2 – Le médecin a expliqué au patient la technique d’injection et les modalités d’utilisation du traitement, notamment :
a Le moment d’administration (5 à 10 minutes avant le rapport sexuel).
b La nécessité d’une stimulation sexuelle pour que le traitement soit efficace.
c La posologie (injections par semaine au maximum avec un intervalle d’au moins 24 h).
3 – Vous vérifiez :
a Que le médecin ait donné au patient un numéro de téléphone à contacter en cas de priapisme.
b Que la partenaire de M. R. n’est pas enceinte ou susceptible de l’être, auquel cas le port du préservatif est nécessaire.
c Que M. R. ne prend pas de dérivés nitrés ou apparentés qui contre-indiquent l’emploi de l’alprostadil.
Réponses : 1 b. L’alprostadil par voie intracaverneuse est remboursé à 35 % dans certaines indications selon la procédure des médicaments d’exception. 2 a, c. L’alprostadil par voie intracaverneuse ou intra-urétrale induit une érection en l’absence de toute stimulation sexuelle, contrairement aux IPDE5. 3 a, b. Les dérivés nitrés et apparentés sont formellement contre-indiqués en association aux IPDE5. Leur association à l’alprostadil est possible.
Vrai ou faux ?
1 L’administration de jus de pamplemousse en même temps que la prise d’un IPDE5 est déconseillée.
2 La consommation d’alcool durant la plage d’action d’un IPDE5 peut majorer le risque de vertiges et d’hypotension.
3 L’arrêt du tabac et la perte de poids ne permettent pas d’améliorer une dysfonction érectile.
4 Des anomalies soudaines de la vision peuvent survenir sous IPDE5.
Réponses : 1 vrai. 2 vrai. 3 faux. La perte de poids et l’arrêt du tabac peuvent le cas échéant améliorer une dysfonction érectile. La prise de drogues (cannabis, cocaïne…) qui peuvent aggraver les troubles est également à proscrire. 4 vrai. Bien que rare, cet effet indésirable doit conduire à stopper l’IPDE5 et à consulter le médecin en urgence.
1 – M. C., hypertendu et diabétique, vous présente une ordonnance de son généraliste mentionnant du sildénafil (Viagra) 50 mg, 1 comprimé avant l’activité sexuelle. Vous vérifiez que le médecin a expliqué les modalités de prise au patient :
a Le médicament se prend environ 30 minutes avant l’activité sexuelle.
b Une prise en dehors du repas est préférable.
c M. C. ne doit pas dépasser une prise par jour.
2 – Vous expliquez à M. C. que le traitement a une plage d’action :
a D’environ 4 à 5 heures.
b D’environ 15 à 20 heures.
3 – Vous signalez à M. C. les effets indésirables les plus fréquents :
a Des flush et des céphalées.
b Une congestion nasale.
c Une toux.
d Des vertiges.
4 – Vous revoyez M. C. quelques jours plus tard. Il a eu recours au traitement à 3 reprises mais n’est pas très satisfait des résultats.
a Vous lui recommandez de revoir le médecin, qui peut augmenter la posologie ou prescrire une autre molécule.
b Vous lui expliquez que l’efficacité du médicament s’améliore au fil des prises et que 4 à 6 essais peuvent être nécessaires.
5 – Deux mois plus tard M C. vous présente une nouvelle ordonnance de son médecin mentionnant tadalafil (Cialis) 10 mg, 1comprimé à la demande. Les modalités de prise diffèrent légèrement du traitement précédent. Vous précisez à M. C. :
a Que le médicament se prend 1 heure environ avant le rapport sexuel.
b Qu’il peut prendre sans problème le traitement au cours ou en dehors d’un repas.
Réponses : 1 b, c. Le sildénafil se prend environ 1 heure avant l’activité sexuelle et de préférence en dehors d’un repas (pour ne pas retarder le délai d’action). 2 a. La plage d’action est d’environ 4 à 5 heures. 3 a, b, d. Les effets indésirables les plus fréquents sont des flushes, des céphalées, des vertiges, une congestion nasale ainsi que des myalgies. 4 b. L’efficacité des IPDE5 tend à s’améliorer au fil des prises. On considère que 4 à 6 essais sont nécessaires avant de conclure à un échec. 5 b. Le tadalafil se prend environ une demi-heure avant l’activité sexuelle. Une prise alimentaire n’influence pas l’absorption digestive du médicament.
D’après Le Moniteur n° 3075 du 11 avril 2015
LES ESSAIS CLINIQUES
Vrai ou faux ?
1 Les essais cliniques incluent des volontaires sains et des patients malades dans les 4 phases d’évaluation.
2 A tout moment, un patient peut sortir de l’étude s’il le souhaite.
3 Une AMM est accordée au médicament à l’issue de la phase II.
4 Pour débuter, l’essai doit obtenir un avis favorable de l’ANSM et du Comité de protection des personnes.
Réponses : 1 faux. Les volontaires sains ne sont inclus que dans la phase I (sûreté et tolérance). 2 vrai. 3 faux. L’AMM est accordée à l’issue de la phase III (preuve d’efficacité). 4 vrai.
D’après Le Moniteur Formation n° 3075 du 11 avril 2015
LES ANTIÉMÉTIQUES
1 – La dompéridone (Motilium) :
a Passe la barrière hématoencéphalique.
b Est utilisable chez les patients sous antiparkinsoniens dopaminergiques.
c Est associée à un risque d’allongement de l’intervalle QT.
2 – Le métoclopramide (Primpéran) :
a Est utilisable au cours de la grossesse.
b Possède une action anticholinergique.
c Ne passe pas la barrière hématoencéphalique.
3 – Le diménhydrinate (Nausicalm, Mercalm)
a Expose à des risques d’abus et de dépendance.
b Possède une action anticholinergique.
c Est contre-indiqué en cas de glaucome à angle ouvert.
Réponses : 1 b et c. La dompéridone passe faiblement la barrière hématoencéphalique et expose rarement à des effets indésirables centraux, ce qui permet son utilisation chez les patients parkinsoniens. 2 a. Le métoclopramide est un neuroleptique caché qui passe la barrière hématoencéphalique. 3 a et b. L’ANSM a récemment alerté sur les risques d’abus et dépendance liés aux diménhydrinate et diphénhydramine. Le diménhydrinate, comme tous les antinaupathiques à effet anticholinergique, est contre indiqué en cas de glaucome à angle fermé.
Vrai ou faux ?
1 Le vomissement est un processus contrôlé au niveau cérébral.
2 Les afférences vagales digestives font intervenir l’histamine et l’acétylcholine.
3 La cinétose correspond aux vomissements chimio-induits.
4 Les antiémétiques sont des antagonistes des récepteurs 5HT3, D2, H1 et NK1.
Réponses : 1 vrai. 2 faux. Les afférences vagales du tube digestif font intervenir de la dopamine, de la sérotonine et la substance P. 3 faux. Il s’agit du mal des transports. 4 vrai.
1 – Roger, 72 ans, est traité pour une hypertrophie bénigne de la prostate. Il se plaint de nausées et vomissements. Que lui conseillez-vous ?
a Métopimazine.
b Diménhydrinate.
c Aucun médicament conseil.
2 – Roger est finalement allé consulter un médecin qui lui a prescrit du métoclopramide en comprimé à 10 mg. Il a vomi une heure après avoir pris l’antiémétique. Que doit-il faire ?
a Reprendre immédiatement un comprimé et poursuivre son traitement sans dépasser 3 cp/j.
b Ne pas reprendre de comprimé et espacer les prises d’au moins 6 heures.
Réponses : 1 c. tous les médicaments antiémétiques conseil sont contre-indiqués en cas de troubles urétroprostatiques en raison de leur effet anticholinergique. 2 b. Un intervalle d’au moins 6 heures entre chaque prise est recommandé, même en cas de rejet, pour éviter un surdosage et la survenue d’effets neurologiques.
Ordonnance
Délivrez-vous cette ordonnance ?
Non. L’augmentation des effets cardiaques graves (torsades de pointes, arythmie ventriculaire, mort subite), notamment chez les plus de 60 ans, a conduit l’ANSM à limiter la posologie maximale de la dompéridone à 30 mg/j sur une durée la plus courte possible. Il convient de joindre le prescripteur pour modifier la prescription.
Babette suit une chimiothérapie anticancéreuse. Son cancérologue lui a prescrit du granisétron pendant 7 jours suivant la chimiothérapie. Quels conseils devez-vous associer à la dispensation ?
a Bien boire et prendre un laxatif osmotique pour éviter une constipation.
b Eviter l’exposition solaire car le médicament est photosensibilisant.
Réponse : a.
D’après Le Moniteur n° 3076 du 18 avril 2015
LA SARCOÏDOSE
Vrai ou faux ?
1 La sarcoïdose est une parasitose.
2 La sarcoïdose est asymptomatique dans la plupart des cas.
3 Le diagnostic est confirmé par la présence de granulomes épithélioïdes dans les tissus de l’organe affecté.
4 La guérison est rare : seul 1 % des patients sont concernés. vrai faux
Réponses : 1 faux. La sarcoïdose est une pathologie inflammatoire affectant différents organes, principalement les poumons. 2 vrai. 3 vrai. 4 faux. La guérison est spontanée dans 50 % des cas en moins de 3 ans.
D’après Le Moniteur Formation n° 3076 du 18 avril 2015
LES HYPERSENSIBILITÉS ALIMENTAIRES
1 – Le pédiatre suspecte Lucas, 5 ans, d’allergies alimentaires et lui prévoit des tests allergologiques. Lucas est asthmatique (Ventoline, Flixotide, Singulair). Quel (s) traitement (s) doit-il stopper 5 jours avant les tests ?
a Ventoline.
b Flixotide.
c Singulair.
2 – Les tests concluent à une allergie à la banane. Quelle est la réaction croisée la plus fréquente ?
a Au latex.
b Au lait de vache.
c A l’arachide.
Réponses : 1 c. 2 a.
Mode d’emploi du stylo Anapen : remettre les phrases dans l’ordre :
1 Masser la zone d’injection.
2 Retirer le bouchon de sécurité.
3 Maintenir le stylo 10 secondes contre la cuisse.
4 Placer le stylo sur la face extérieure de la cuisse, perpendiculairement.
5 Appuyer sur le bouton déclencheur jusqu’à entendre un déclic.
6 Retirer le bouchon protecteur de l’aiguille.
Réponses : 6. 2. 4. 5. 3. 1.
Vrai ou faux ?
1 Un nourrisson allaité peut développer une allergie aux protéines de lait de vache suite à l’ingestion de lait par sa mère.
2 L’arachide et les fruits à coque sont responsables de 94 % des décès par allergies alimentaires.
3 Un patient allergique a l’œuf cru peut tolérer l’œuf bien cuit.
4 Les corticoïdes sont suffisamment efficaces pour être administrés seuls en cas de réactions allergiques.
5 L’allergie aux poissons disparaît à l’âge adulte.
6 Les vapeurs de cuisson des crustacés peuvent déclencher des réactions allergiques.
Réponses : 1 vrai. 2 vrai. 3 vrai. 4 faux. Les corticoïdes complètent un traitement dans la prise en charge des œdèmes d’origine allergique. Ils ne doivent pas être administrés seuls car ils agissent avec retard. 5 faux. L’allergie aux poissons persiste généralement à l’âge adulte. 6 vrai.
1 – Martine est intolérante au gluten. Quelles céréales doit-elle éviter ?
a Blé, sarrasin, maïs, riz, millet et leurs dérivés.
b Blé, épeautre, seigle, avoine, orge et leurs dérivés.
2 – Quels symptômes peut-elle présenter ?
a Des troubles digestifs.
b Une anémie.
c Un choc anaphylactique.
Réponses : 1 b. 2 a, b.
Ordonnance
Pouvez-vous délivrer ?
Pas en totalité. Si Mme G peut prendre Celebrex et le paracétamol, Dolenio lui est contre-indiqué : cette spécialité contient de la glucosamine obtenue à partir de crustacés et Mme G. y est allergique. Contacter le prescripteur pour l’inviter à remplacer Dolenio par un autre antirhumatismal sans glucosamine.
D’après Le Moniteur n° 3077 du 25 avril 2015
LA MYOPIE
Vrai ou faux ?
1 La myopie est un trouble de la vision de près.
2 Le traitement repose principalement sur le port de lunettes à verres concaves divergents ou lentilles aux mêmes propriétés.
3 Souvent héréditaire, la myopie peut également être d’origine iatrogène.
4 La chirurgie au laser est réservée aux patients atteints de myopie forte et évolutive.
Réponses : 1 faux. La myopie est un trouble de la vision de loin. 2 vrai. 3 vrai. Parmi les médicaments incriminés : sulfamides, diurétiques et topiramate… 4 faux. Le laser est réservé aux cas de myopies faibles et stabilisées ; la chirurgie avec ou sans ablation du cristallin et pose d’un implant intra-oculaire est indiquée dans les cas de myopies fortes.
L’HUILE ESSENTIELLE DE PETIT GRAIN BIGARADE
1 – L’huile essentielle de petit grain bigarade (Citrus aurantium L. ssp aurantium ou amara) est obtenue :
a Par distillation des fleurs.
b Par distillation des feuilles et rameaux.
c Par expression du zeste.
2 – Cette HE est particulièrement indiquée dans :
a Les troubles nerveux.
b Les infections ORL.
c Le soin des peaux grasses.
Réponses : 1 b. 2 a, c.
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