Un logiciel épaule les pharmaciens

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Publié le 9 mai 2015
Par Myriem Lahidely
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Un logiciel associé à un spiromètre numérique permet aux pharmaciens d’assurer le suivi des patients asthmatiques. Gilles Conan, titulaire à Amboise a investi 390 € dans cet outil. « Au même titre que les entretiens AVK, ce logiciel s’inscrit tout à fait dans ce que va être notre métier demain. Cette prise en charge permet d’évaluer l’observance du traitement tout en faisant passer un message didactique », se réjouit-il. Le logiciel Pneumopharma promet une gestion globale du patient, qui se voit proposer une évaluation rapide de son asthme par quelques questions, un test de souffle avec CVF (capacité vitale forcée) et la saisie de l’entretien avec le pharmacien exportable en format PDF. En fonction de ses observations, le titulaire peut décider d’envoyer son patient chez un médecin traitant. « Ce nouveau domaine d’application s’inscrit dans la loi HPST de 2013 autorisant les officinaux à faire du monitoring des maladies chroniques. Ce n’est pas du dépistage mais de la prévention », résume Michel Camps directeur de la société gardoise Lamirau, l’antenne française de MIR, leader mondial des appareils de dépistage des maladies respiratoires. Depuis décembre, Gilles Conan a procédé à quatre entretiens… qui ne sont pas cotables. « Le texte du ministère est inapplicable, la Sécu ne rémunère que les entretiens avec de nouveaux patients adultes, en initiation de traitement ou qui le reprennent après interruption » regrette-t-il. Exit les enfants, les adolescents et les adultes en traitement au long cours. En outre, le pharmacien ne touche les 40 € par patient que si deux entretiens par an sont réellement effectués alors qu’un test chez un généraliste est coté 49 €. Avec les confrères équipés du même logiciel de sa région, il compte bien faire valoir auprès de l’ARS tout l’intérêt de l’observance, grâce à leurs résultats. « Nous avons là un rôle capital à jouer ».

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