Des pratiques à surveiller

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Publié le 23 mai 2015 | modifié le 3 juillet 2025
Par Yolande Gauthier
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Alors que l’ANSM a de nouveau alerté fin 2014 sur l’utilisation de dextrométhorphane à des fins récréatives, l’Ordre des pharmaciens se penche notamment sur le Purple Drank (ou Sizzurp, Syrup Drank, Purple Jelly, Texas Tea…) dans un cahier consacré à la lutte contre le mésusage du médicament. Cette pratique venue des Etats-Unis consiste à mélanger des sirops antitussifs à base de codéine et de la prométhazine (pour limiter les effets secondaires de la codéine à forte dose) avec un soda ou de l’alcool. Les effets recherchés sont l’euphorie, un état de dissociation, des hallucinations tactiles, visuelles et auditives. En France, les jeunes peuvent se procurer sans ordonnance les sirops contenant de la codéine ou, à défaut, du dextrométhorphane, ainsi que le Phénergan en comprimés ou sirop. « La facilité d’accès, le faible coût, la légalité et le peu de contrôle exercé sur la vente de ces spécialités pharmaceutiques contribuent à leur mésusage », note l’Ordre.

Le pharmacien à un devoir particulier de conseil qui doit le conduire à poser les bonnes questions : « Que vous arrive-t-il ? », « Pour qui est-ce ? ». Face à un jeune adulte ou un adolescent dont l’état de santé est sans rapport avec les produits demandés, qui répond de manière évasive et/ou qui achète régulièrement de grandes quantités, le refus de vente est tout à fait justifié.

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