Se former pour dispenser les autotests VIH

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Publié le 31 octobre 2015
Par Francois Pouzaud
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Michel Sicard, Royan (Charente-Maritime)

J’ai suivi plusieurs formations en e-learning, sur Internet, arrivées en même temps que la mise à disposition des autotests de dépistage du VIH en officine. C’est bien de pouvoir rassurer ceux qui doutent sans avoir à consulter un médecin ou aller dans un laboratoire d’analyses médicales. J’ai déjà vendu plusieurs de ces autotests, à chaque foisà des personnes qui n’étaient pas clientes. Ce souci de conserver l’anonymat existait également lors des premières ventes de Viagra. J’ai donc reçu ces patients dans l’espace de confidentialité de la pharmacie et elles se sont montrées réceptives aux questions posées et aux informations données.

Bernard Champanet, Albi (Tarn)

La vente d’autotests de dépistage du VIH est opportune car la maladie est loin d’être anodine. Mais cette vente entraîne des questionnements qui m’inquiètent. Quel est le devenir de ce diagnostic ? Que fait la personne si le résultat est positif ? Le garde-t-elle pour elle ou réussira-t-elle à en parler à une autre personne ?

« Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie », disait Paul Valéry. Notre rôle est donc d’accompagner les utilisateurs de ces autotests, d’établir un climat de confiance et de développer l’écoute et l’empathie. C’est ce que je m’efforcerai de faire quand je vendrai mon tout premier test.

Isabel Taillard, Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)

Je ne suis pas prête car je ne me suis pas encore formée. En cas de demande, je commanderai l’autotest à mon grossiste, ce qui me laissera toujours un peu de temps pour me préparer en urgence à la délivrance de cet autotest. Les offres de laboratoires pour recevoir de la documentation se multiplient sur la boîte mail de ma pharmacie. Je peux compter aussi sur la fiche pratique du Cespharm et ma SSII, Pharmagest, propose de réaliser des tests en ligne pour savoir si l’on est suffisamment prêt pour vendre les autotests VIH. Ce contexte particulier de délivrance n’est pas le premier. Dans les années 90, j’avais participé à l’élaboration du projet de ventes de Stéribox en pharmacie et cela s’était bien passé avec les toxicomanes.

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