L’anti-constipation terrassera-t-il le cancer ?

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Publié le 7 novembre 2015
Par Anne Drouadaine
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D’après 2 études américaines, la méthylnaltrexone (Relistor) prolonge la survie chez les patients atteints de cancers avancés. Elle est indiquée chez ces patients dans le traitement de la constipation induite par les opioïdes et n’exerce son effet anticancéreux que chez les patients répondeurs au traitement pour la constipation. Les patients (57 %) ont ainsi survécu en moyenne deux fois plus longtemps (118 jours contre 58) que ceux non répondeurs ou sous placebo. Les auteurs ont également constaté une moindre progression tumorale chez les patients répondeurs. Les effets du Relistor sur la survie ont été testés sur d’autres personnes atteintes de maladies non cancéreuses à un stade avancé (insuffisance cardiaque congestive, pathologie neurologique…). Il n’a pas permis de prolonger leur survie.

Cette vertu anticancéreuse de la méthylnaltrexone reste un mystère pour les chercheurs. Une hypothèse repose sur une action combinée avec les opiacés et l’influence de la méthylnaltrexone sur des effets secondaires des opioïdes non liés au soulagement de la douleur.

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