Autoriser les groupements et enseignes à communiquer

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Publié le 28 novembre 2015
Par Francois Pouzaud
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Véronique Beniac, Haubourdin (Nord)

Je suis d’accord pour que l’on puisse communiquer davantage sur les services propres à chaque officine. Mais pas sur les prix car le pharmacien est avant tout un professionnel de santé, même si nous avons aussi le statut de commerçant. Chaque pharmacie doit pouvoir annoncer ses spécificités, ensuite libre au client de choisir en fonction de ses pathologies et de ses besoins en santé. Que ce soit en vitrine, sur Internet ou sur les réseaux sociaux, il faudrait que l’Ordre nous dise ce que l’on peut faire car on ne peut plus regarder la publicité d’E.Leclerc sans répliquer. Concernant l’enseigne de pharmacie, j’ai quitté la mienne car elle n’est pas reconnue du grand public. Si l’on autorise les enseignes à communiquer, les gens n’y comprendront plus rien.

Noëlle Davoust, Rennes (Ille-et-Vilaine)

Autoriser les groupements et enseignes à communiquer est un jeu très risqué pour la profession. La loi HPST nous permettant d’assurer des missions facultatives, enseignes et groupements en profiteront, sous couvert d’enjeux de santé publique, pour exploiter à des fins commerciales ces services à valeur ajoutée. Demain, la bataille de la communication ne sera plus sur les prix mais sur les services, avec les mêmes effets discriminatoires entre les officines qui font et celles qui ne font pas. Pour augmenter la fréquentation dans les points de vente sous enseigne, ces services seront offerts à la patientèle. L’Assurance maladie sera ravie de ce nouveau jeu de la concurrence. Elle n’aura pas besoin de coder des actes puisqu’ils seront gratuits.

Ridha Khaldi, Orléans (Loiret)

Je suis sous enseigne Pharmavie, aussi je soutiens le droit à communiquer pour l’enseigne et plus encore en faveur de mon officine pour mieux faire connaître nos compétences particulières en parapharmacie et en maintien à domicile. J’aimerais pouvoir me battre à armes égales contre Parashop, Leclerc, et les revendeurs de matériel médical tels que Bastide qui inonde les boîtes aux lettres de ses catalogues. La communication du groupement m’importe moins car ce n’est pas le fait d’y appartenir qui vous rend plus percutant, mais bien les qualités de vendeur du titulaire. Mon but n’est pas de dire que je suis meilleur que mes confrères mais de parler de ce qu’on fait.

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