- Accueil ›
- Conseils ›
- Pathologies ›
- Comment se passe une coproculture ?
Comment se passe une coproculture ?
La coproculture est l’examen bactériologique des selles. Elle est prescrite par un médecin en cas de diarrhée aiguë, purulente et/ou sanglante ou d’infection digestive, pour rechercher la présence d’agents infectieux bactériens ou viraux comme Salmonella, Shigella ou encore un rotavirus. L’examen est réalisé par un laboratoire d’analyses sur des selles fraîches. Il doit être effectué si possible en dehors d’un traitement antibiotique pour faciliter l’identification du pathogène. Si ce n’est pas le cas, préciser la nature de l’antibiotique utilisé.
En pratique, le patient doit recueillir un échantillon de selles chez lui. Pour cela, il défèque dans un récipient propre préalablement nettoyé à l’eau savonneuse puis séché et prélève l’équivalent d’une noix à l’aide d’une spatule qu’il transfère dans un flacon stérile fourni par le laboratoire. Eviter tout contact avec l’urine ou l’eau des toilettes. Si des glaires ou du sang sont présents dans les selles, il est important de les intégrer au prélèvement. Si les selles sont trop liquides, le recueil peut se faire directement dans le flacon. Bien visser le couvercle et indiquer clairement ses nom, prénom, date de naissance ainsi que la date et l’heure de recueil sur l’étiquette.
Le flacon doit ensuite être apporté au laboratoire dans les deux heures qui suivent sous peine de reporter l’examen ou d’avoir à le recommencer. Si nécessaire, le flacon peut être conservé au réfrigérateur quelques heures supplémentaires, dix au maximum. Chez le nourrisson, le prélèvement a lieu directement dans la couche. En cas d’impossibilité, apporter la couche bien fermée au laboratoire dans un sac plastique. Si nécessaire, un écouvillonnage rectal est possible chez le nourrisson et l’enfant.
Une seule coproculture est généralement nécessaire à l’identification du pathogène.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
