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Répulsifs et préservatifs pour les femmes enceintes
La propagation du virus zika en Amérique latine et dans les Caraïbes se poursuit, avec 3 ou 4 millions de cas attendus en 2016. Les experts s’accordent sur une « suspicion forte » d’un lien entre le virus et la recrudescence de malformations congénitales type microcéphalie et de complications neurologiques type Guillain-Barré. En raison de l’absence de vaccin – pas avant trois ans – et d’un diagnostic sérologique difficile, la prise en charge s’appuie sur le traitement symptomatique et la prévention contre les piqûres de moustique.
Les femmes enceintes en première ligne
Dans son avis du 22 janvier 2016, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande de renforcer les mesures d’information et de prévention à destination des femmes enceintes ou avec projet de grossesse. Il est conseillé aux métropolitaines de reporter tout voyage dans les zones où le virus sévit. Sinon, de renforcer la protection anti-moustiques dans ces zones. À savoir, combiner vêtements couvrants, moustiquaires imprégnées et répulsifs selon les recommandations, et notamment dans la journée, à base de DEET jusqu’à 30 %, d’IR3535 jusqu’à 35 %, de KBR3023 (icaridine) jusqu’à 20 %, à raison de trois applications par jour. Par ailleurs, de rares cas de transmission sexuelle étant suspectés, le Conseil national professionnel de gynécologie et obstétrique recommande « l’emploi du préservatif pour les femmes enceintes ou en âge de procréer en zone d’endémie, ou dont le compagnon est suspecté d’être infecté ».
Des risques épidémiques en métropole ?
Entre le 1er janvier et le 4 février 2016, dix-huit cas d’infections importées ont été confirmés chez des voyageurs. Le moustique Aedes albopictus présent en métropole (moustique « tigre ») étant « cousin » du moustique Aedes aegypti, vecteur aux Amériques, il est fort probable qu’il puisse transmettre le virus zika. Le 3 février, Marisol Touraine s’est voulue rassurante : « La saison hivernale actuelle n’est pas propice au développement des moustiques en métropole et il n’y a donc pas aujourd’hui de risque épidémique dans l’Hexagone ». La directrice de l’OMS pour l’Europe, Zsuzsanna Jakab, rappelle néanmoins que ce risque augmentera au printemps et en été et « exhorte les pays européens à agir rapidement et de manière coordonnée », en luttant contre les moustiques, en informant et en renforçant la surveillance et le dépistage en laboratoire de la maladie.
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