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Gare aux médicaments tératogènes
Paru au Journal officiel du 10 avril, l’arrêté fixant les critères de sélection des donneurs de sang s’étoffe de dispositions relatives à la prise de certains médicaments. Ainsi, en raison d’effets tératogènes potentiels pour les enfants à naître, le don de sang peut être contre-indiqué durant le traitement et après son arrêt. Par exemple, la prise d’acitrétine (Soriatane) et de vismodegib (Erivedge) contre-indique le don de sang jusqu’à 2 ans après la dernière prise.
D’autres spécialités ont une durée d’ajournement du don plus courte : 6 mois pour le dutastéride (Avodart, Combodart), 1 mois pour l’alitrétinoïne (Toctino) et l’isotrétinoïne (Roaccutane…), 1 semaine pour le valproate de sodium (Dépakine…), le raloxifène (Evista, Optruma), le finastéride (Chibro-Proscar, Propecia), le topiramate (Epitomax), le carbimazole (Néo-Mercazole), le méthotrexate (Novatrex) et les sels de lithium. Pour le misoprostol (Cytotec) et le danazol (Danatrol), la durée d’ajournement est de 1 jour après la dernière prise.
D’autres médicaments contre-indiquent le don en raison de leurs effets sur les composants du sang comme les AINS (durée d’ajournement : 1 jour) et l’acide acétylsalicylique (5 jours).
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