Changement de recommandations pour trois IST

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Publié le 3 septembre 2016
Par Anne Drouadaine
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La mauvaise utilisation des antibiotiques voire leur surutilisation a conduit à une antibiorésistance et les infections sexuellement transmissibles sont de plus en plus difficiles à traiter. L’Organisation mondiale de la santé a donc émis de nouvelles recommandations pour trois IST : la gonorrhée, la chlamydiose et la syphilis.

Ces recommandations détaillent des situations de prise en charge spécifiques, par exemple selon la localisation de l’infection, un profil particulier (femme enceinte, énophtalmie de l’enfant) ou en cas d’échec d’un précédent traitement.

Concernant la prise en charge de la syphilis, la benzathine benzylpénicilline est toujours le traitement de première intention. En France, la commercialisation d’Extencilline est interrompue depuis février 2014. Mais le médicament devrait revenir dans les prochains mois, les laboratoires Delbert ayant repris l’autorisation de mise sur le marché auprès de Sanofi. Actuellement, le laboratoire Sandoz approvisionne le marché français avec des dosages à 1,2 et 2,4 MUI de benzathine benzylpénicilline Sandoz.

Dans le traitement de la gonorrhée, l’OMS recommande de ne plus utiliser les quinolones.

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En prévention de ces IST, la meilleure solution reste le préservatif. De nouvelles recommandations thérapeutiques devront être établies dans chaque pays en fonction des schémas locaux de résistance. En France, les recommandations actuelles de la société française de dermatologie, mises à jour en mars 2016, tiennent déjà compte des différents niveaux de résistance. §