Comment… choisir le financement adéquat pour ses équipements ?

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Publié le 27 août 2016
Par Francois Pouzaud
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1S’interroger sur le montant de l’investissement

S’il est de faible montant et se déprécie peu, il peut être autofinancé, si la trésorerie le permet. S’il est de montant élevé et qu’il s’agit de matériels lourds (automate, robot de PDA, mobiliers…) destinés à contribuer durablement à la productivité de l’entreprise, il faut s’interroger sur les capacités d’emprunt de l’officine.

2Les différents modes de financement

L’emprunt classique

Le crédit permet des déductions fiscales massives en début de période de remboursement, grâce au cumul des intérêts et de l’amortissement des équipements. Mais attention, il peut être refusé en raison d’un endettement global trop élevé.

Le crédit-bail

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Aux termes du contrat, l’entreprise peut acquérir le matériel pour une valeur résiduelle fixée au départ, le restituer ou prolonger la location. Cette technique permet d’investir sans immobiliser de capitaux. Les loyers sont inscrits en charges d’exploitation (déductibles) et couvrent généralement toute la partie maintenance.

La location financière

Les loyers de la location financière sont des charges d’exploitation déductibles du résultat fiscal, mais il n’est pas possible d’acquérir le matériel en fin de location. Deux options sont alors possibles : prolonger le contrat ou restituer le matériel. De ce fait, la location financière est plus onéreuse que le crédit-bail, sauf pour des équipements à obsolescence rapide comme l’informatique. Comme en crédit-bail, elle préserve la capacité financière de l’entreprise, et la TVA est à régler au fur et à mesure des loyers. L’intérêt de la location financière repose généralement sur les aspects non financiers du contrat : qualité de la maintenance, renouvellement de l’équipement en cours de contrat…

«   Si le pharmacien souhaite mettre en œuvre rapidement son projet, et s’il a besoin d’un accord de financement dans les plus brefs délais, la location financière est alors le meilleur choix   », souligne Joffrey Blondel, directeur de la gestion officinale d’Astera. Sous 48   heures avec un minimum de contrainte administrative, il peut obtenir une réponse. De plus, il n’aura pas d’assurance obligatoire ni de caution à donner.   »

3 Choisir la bonne solution

La décision doit être prise avec l’aide de son expert-comptable, au vu de l’analyse du dernier bilan et des simulations financières pour chaque option. Pour un emprunt, il faut évaluer la capacité d’endettement de l’entreprise, compte tenu de l’importance des prêts, et envisager leur réétalement en intégrant le nouvel emprunt.

Si la pharmacie traverse une période de difficultés financières ou est déjà endettée, le crédit-bail et la location financière sont plus indiqués, même s’ils sont plus chers qu’un crédit classique.§