Drépanocytose : préparation du voyage en avion

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Drépanocytose : préparation du voyage en avion

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Publié le 6 juin 2017
Par Anne Drouadaine
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L’édition 2017 du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré aux recommandations sanitaires pour les voyageurs précise les éléments de prise en charge pour les patients drépanocytaires prenant l’avion.

Lorsque le patient est stabilisé (absence de complications récentes : majoration de l’anémie, accélération récente de la fréquence des crises vaso-occlusives, etc…), avec avis médical, le voyage en avion est possible (sauf avions locaux sans pressurisation). Outre les recommandations classiques (chimioprophylaxie contre le paludisme, mesures antivectorielles, vaccinations), les auteurs du BEH préconisent :

  • une hyperhydratation per os dans les 24 heures précédant le vol et durant le vol ;

  • éventuellement une injection d’héparine de bas poids moléculaire avant le vol ;

  • en cas d’anémie importante, une transfusion dans la semaine précédant le vol ;

  • d’être en possession d’un certificat médical pour pouvoir réclamer de l’oxygène à bord en cas de douleurs osseuses ou thoraciques ou de dyspnée.

  • La drépanocytose, maladie génétique de l’hémoglobine, concerne en France en moyenne une naissance sur 3 000. Elle est particulièrement fréquente dans les populations d’origine antillaise, africaine et méditerranéenne. Elle se traduit par une anémie (responsable d’une fatigue, de vertiges, d’essoufflements, etc), une sensibilité aux infections et la survenue de crises douloureuses causées par une mauvaise circulation sanguine et un manque d’oxygénation des tissus. Voilà pourquoi les patients drépanocytaires sont particulièrement sensibles aux voyages en altitude.









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