Autotests, TROD : l’Académie de pharmacie prend position

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Autotests, TROD : l’Académie de pharmacie prend position

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Publié le 8 février 2018
Par Yolande Gauthier
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Dans son rapport « Autotest-TROD : rôle du pharmacien d’officine », l’Académie de pharmacie a évalué l’utilité clinique des autotests vendus en officine.

Outre les systèmes d’automesure de la glycémie, de la cétonémie ou de l’INR prescrits par les médecins, les autotests VIH, la recherche d’anticorps antitétaniques ou la détection d’infection urinaire, de protéinurie ou de glycosurie sont les seuls qui trouvent grâce aux yeux des académiciens.

Les autotests pour la recherche de PSA, d’IgE, d’Helicobacter pylori, de maladie de Lyme ou de cancer colorectal sont à éviter.

Les autres (mesure du cholestérol total, ferritinémie, TSH, FSH et LH) peuvent éventuellement s’avérer utiles.

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L’Académie appelle les autorités à élargir la liste des TROD (test rapide d’orientation diagnostique) autorisés à l’officine aux « tests urinaires » et  « recherche d’anticorps antitétaniques », afin de permettre une prise en charge thérapeutique plus rapide par le pharmacien d’officine si besoin.

Les TROD « glycémie capillaire » pourraient être généralisés au-delà des campagnes de prévention, et les pharmaciens être habilités à réaliser le TROD VIH, estime en outre l’Académie (voir le mode d’emploi du test ici).

L’instance recommande également d’autoriser, « dès maintenant », la délivrance du kit de dépistage du cancer colorectal par le pharmacien d’officine dans le cadre de la campagne nationale.