Le vote de la semaine
Envisagez-vous de développer une activité de télémédecine dans votre pharmacie ?
OUI MAIS…
Je n’y ai pas encore réfléchi. Sur le principe, j’y suis favorable car toute nouvelle technologie apporte les germes de son bienfait. Ayant les diplômes et les compétences requises, je propose un service de prise en charge et de télésurveillance des patients souffrant d’apnée du sommeil. Il n’y a pas de webcam connectée physiquement au patient, mais j’ai un programme sécurisé qui se connecte à mon PC. Cela me permet de suivre les enregistrements de polysomnographie et d’alerter le patient par SMS en cas d’anomalie détectée. De la même façon, je pense que la télémédecine a un intérêt en pharmacie si elle est bien utilisée. En particulier dans les soins de premier recours, pour désengorger les services d’urgence hospitaliers, le but étant de ne plus leur adresser une urgence relative qui se fait souvent au détriment d’une urgence absolue.
Bernard Abahouni, Vaulx-en-Velin (Rhône)
NON MAIS…
Dans l’immédiat, ce n’est pas quelque chose que j’envisage. Cela ne me semble pas une priorité. J’ai la chance d’exercer dans une ville où les délais d’attente pour une consultation médicale sont assez courts. Un service de télémédecine se destine davantage aux pharmacies rurales. Cependant, après réflexion, ce téléservice peut avoir un intérêt dans le cadre de soins non programmés, notamment d’urgences médicales. Si c’est pour améliorer l’offre de services en pharmacie, augmenter et professionnaliser notre activité, alors je dis pourquoi pas… En revanche, il ne faut pas que le pharmacien devienne le secrétaire administratif des médecins, chargé à la suite d’une consultation de télémédecine de remplir des formulaires.
Géraud Mézard, Aurillac (Cantal)
OUI MAIS…
Tout ce qui renforce la prise en charge médicalisée des patients va dans le bon sens. L’idée de développer la télémédecine en pharmacie est bonne, mais je crains qu’elle ne rencontre des difficultés en pratique. L’organisation d’une téléconsultation risque d’être compliquée en raison du manque de disponibilité du médecin, et parfois aussi de son patient. Pour cette réunion à trois (avec le pharmacien), il faut que le patient se pointe à l’heure à son rendez-vous à l’officine et que le médecin soit disponible au bon moment. Il ne faut pas non plus qu’il y ait de problème de connexion. C’est pourquoi il me paraît plus simple d’organiser la télémédecine avec des médecins hospitaliers qui ne feraient que cela et qui seraient facilement accessibles sur une ligne dédiée.
Régis Bardyn, Lille (Nord)
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