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Investir chez des confrères sans (trop) s’investir
Malgré le risque d’une baisse de la valeur du fonds, l’entrée dans le capital d’une officine demeure le meilleur placement pour un pharmacien installé. En effet, la rentabilité des capitaux engagés s’avère, à long terme, excellente. Et peut afficher un taux de rendement de 1 à 9… voire plus.
Avec l’essor des SEL (société d’exercice libéral), l’investissement chez des confrères est une stratégie professionnelle devenue courante. En effet, les SEL et les SPF-PL permettent à un titulaire d’investir et de profiter du levier d’un crédit d’acquisition, avec l’espoir de réaliser une opération patrimoniale qui se traduit, à plus ou moins long terme, par une plus-value intéressante sur la revente des parts ou du fonds.
Certes, les prises de participation sont limitées à quatre et le titulaire doit conserver le contrôle du capital et des droits de vote de la SEL qui exploite la pharmacie. Cependant, il sera possible à l’associé investisseur de détenir jusqu’à 49 % des parts de la SEL, mais également jusqu’à 49 % des parts sociales d’une SPF-PL qui détiendrait une participation majoritaire dans la SEL. Et la possibilité de percevoir jusqu’à 74 % des dividendes générés par la pharmacie. Même s’il est rare que des dividendes soient distribués en période de remboursement d’emprunt par la SEL, sauf dans le cas d’une forte progression du CA de l’officine. Toutefois, dès lors que les résultats sont dévolus aux remboursements des emprunts, la société prend, de fait, de la valeur. La rémunération du capital sera alors perçue de manière différée, à l’occasion de dividendes ou de cession de titres ultérieurs.
La durée de détention : un élément prépondérant
S’agissant de la fiscalité liée à l’emprunt d’acquisition, pour l’investisseur comme pour le titulaire, elle pourra toujours s’inscrire dans le cadre très favorable de l’impôt sur les sociétés (IS) : soit il s’agira d’acheter un fonds et une SEL pourra être interposée, soit la pharmacie sera déjà en SEL et une SPF-PL pourra être interposée. Dans tous les cas de figure, les bénéfices de la pharmacie destinés au remboursement de l’emprunt – directement par la SEL ou indirectement via les dividendes non imposables perçus par la SPF-PL – resteront imposés à l’IS et seront exonérés des prélèvements sociaux.
Prendre une participation dans une SEL en tant qu’associé investisseur est donc le moyen de « réinvestir » ses économies avec un taux de rendement bien supérieur aux autres placements traditionnels. « Le taux de rendement dépendra principalement de la valeur de la société à la sortie (intégrant la valeur actualisée du fonds, le niveau d’endettement, la trésorerie, les stocks, les autres dettes et les créances d’exploitation), et des dividendes qui auront été versés entre-temps », explique Olivier Delétoille, expert-comptable du cabinet AdequA.
En complément des fonds propres du futur exploitant, il n’est pas nécessaire de viser l’acquisition d’une pharmacie de plus de 2 M€ de CA. Dans le cas d’une officine se situant entre 1,5 et 2 M€, même en cas de baisse de la valeur du fonds de commerce, l’investisseur pourra espérer un taux de rendement honorable du simple fait du désendettement de la société. Si l’associé investisseur sort au bout de six ans, le taux de rendement est moindre (notamment en raison des frais d’installation supportés dès la première année). Si l’affaire est prospère, plus la durée de détention de l’investisseur est longue, meilleure est la rentabilité des capitaux investis.
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