© télémédecine - Zabou Carrière
Télémédecine : un vecteur important d’économies
Seulement quelques jours après la signature de l’avenant n°15 à la convention pharmaceutique sur le déploiement de la téléconsultation en officine, l’Association LaJaPF (Laboratoires Japonais Présents en France), très attentive à l’évolution de la technologie dans le monde de la santé, et la société d’études IQVIA, avec le soutien du Leem (Les entreprises du médicament), ont publié une enquête inédite sur l’impact économique de la télémédecine sur les dépenses de santé en France.
L’objectif de cette étude a été de modéliser, grâce à des données en vie réelle, l’impact économique d’une intervention en télémédecine dans trois pathologies chroniques : l’hypertension artérielle (HTA), le diabète de type 2 et le cancer de la prostate, au regard des parcours de soins des patients. Le scénario étudié dans l’HTA est la télésurveillance par le contrôle à distance de la pression artérielle chez les patients dont l’HTA est contrôlée depuis au moins 6 mois. Celui étudié dans le cancer de la prostate est la téléconsultation avec l’urologue de patients ayant une tumeur maligne de la prostate ayant subi une prostatectomie et traité par hormonothérapie et/ou chimiothérapie en ville, et celui dans le diabète de type 2 est une télé-expertise avec l’ophtalmologue de patients avec suspicion de rétinopathie diabétique. Pour que l’intérêt économique soit réel, le télémonitoring dans l’HTA contrôlée ne doit pas dépasser un coût de 8 €/patient/mois en moyenne, l’acte de téléconsultation de l’urologue doit entrer dans une enveloppe maximale de 132 à 60 € selon le profil des patients et le télédiagnostic de la rétinopathie diabétique ne doit pas dépasser 270 €.
Ces trois modélisations montrent que la télémédecine a permis de réduire de 6 % à 21 % le coût de la prise en charge de patients atteints de ces trois maladies chroniques. Au total, 356 M€ d’économies pourraient être réalisées en une année (se décomposant respectivement en 322 M€, 26,3 M€ et 8 M€). Les économies se concentrent sur une diminution du coût des consultations, des frais de transport et des arrêts de travail liés aux consultations de suivi. Notons que la télésurveillance de la pression artérielle permet de diminuer de 25 % les coûts de médicaments. Dans les trois cas étudiés, les dispositifs restent nettement efficients, même avec l’hypothèse de consacrer 50 % des économies dégagées au financement des outils de la télémédecine.
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