Entretiens « chimiothérapie orale » : pas de négociation avant fin avril

© Patrick Ohana, titulaire membre d’Essononco - Philippe Matsas

Entretiens « chimiothérapie orale » : pas de négociation avant fin avril

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Publié le 17 janvier 2019
Par Francois Pouzaud
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Les syndicats pharmaceutiques et l’Assurance maladie se sont retrouvés le 16 janvier pour leur première réunion de l’année 2019, en Commission paritaire nationale des programmes d’accompagnement (CPNPA), afin de finaliser l’organisation et le déroulé des entretiens pharmaceutiques pour patients sous chimiothérapie orale. 
Un point d’accord a été trouvé pour la prise en charge par le pharmacien des effets indésirables survenant chez les patients, en l’absence de fiches d’accompagnement patient de l’Institut national du cancer (InCa). « Le support du pharmacien sera dans ce cas l’AMM et les RCP qui listent ces effets mais sans dire comment les prendre en charge », indique Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). 

Concernant le nombre des entretiens, les syndicats et l’assurance maladie ont convenu d’alléger le dispositif, en passant l’accompagnement de quatre à trois entretiens. « Le contenu n’est pas modifié, seul le déroulement est simplifié », indique Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). « Il faut tenir compte de l’état de fatigue des patients, l’entretien d’inclusion comprendra donc la partie administrative et la partie pharmaceutique axée sur la connaissance par le patient de son traitement et des effets indésirables qu’il occasionne », ajoute Philippe Gaertner. Le second entretien, destiné à recueillir le ressenti du patient sur ses effets indésirables, pourra intervenir entre 1 et 3 mois après le premier entretien. Le troisième est un entretien de suivi des effets secondaires et de l’observance. 
Sur le plan technique, il reste encore à valider, lors d’une prochaine réunion avec l’InCa, le questionnaire, support pour la conduite de l’entretien pharmaceutique, avant qu’il soit soumis à la Haute Autorité de santé (HAS). Compte tenu des délais de retour assez longs de la HAS, les acteurs conventionnels ne reprendront pas la partie, pour les négociations de la rémunération, avant fin avril.



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